Au coeur du trail des deux lacs, La Plagne, le 28 juillet 2012

Pierre Chantrait, Lyonnais, a participé au Trail des deux Lacs sur 22 km. Il nous raconte sa course.

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Samedi 28 juillet 2012

« Après une courte nuit, je me réveille avec la ferme intention de me faire plaisir aujourd’hui. Pour moi, pas d’objectif bien défini, si ce n’est de passer un bon moment en Montagne… Ce trail des 2 lacs me semble être une course  au profil intéressant et où l’altitude est vraiment au RDV (2681 m à son point culminant).

Je jette un œil dehors… et là !! la douche froide ! (et c’est le cas de le dire !!). En effet une pluie froide s’abat sur la station et là haut sur le glacier, le temps doit être à la tempête. Une petite pensée pour tous les participants de la 6000D qui doivent être bien rincés et frigorifiés…

Un petit déjeuner vite avalé et c’est parti. Le trajet de Plagne centre au village départ à Plagne Bellecote s’effectue sous une pluie battante. Néanmoins dans la voiture avec Nathalie Vasseur, qui quelques heures plus tard remportera chez les femmes l’épreuve au scratch, l’ambiance est au beau fixe. A des niveaux différents, nos objectifs sont les mêmes : profiter !!!

Après un cours échauffement sous un temps sec, la pluie reprend de plus belle et force tout le peloton de trailers à s’abriter sous une tente, un toit ou encore dans la  gare de départ des télécabines.

Nous attendons un peu car le départ est donné avec un petit ¼ d’heure de retard afin de laisser passer les premiers de la 6000D qui arrivent déjà à Bellecote. Impressionnant !!

De notre côté, nous voilà partis. Nous nous élevons rapidement et le début de course correspond à ce que je attendais : ça monte et pendant un bon bout de temps !!!

Après environ 25 minutes de course, la pluie cesse et laisse place à un temps plutôt ensoleillé. Il est temps de ranger la veste dans le sac et d’attaquer la côte « phare » de la course qui mène à la Roche de Mio. Dans le peloton personne ne court, ni ne discute… Nous retrouvons alors les concurrents de la 6000D qui, ne passant plus au glacier, seront à nos côtés jusqu’à la ligne d’arrivée. Au sommet, à La roche de Mio, il y a du monde attend les coureurs, une « bandas » de percussionnistes donne la mesure…Merci. Merci encore à tous ces spectateurs pour leurs encouragements sympathiques, qui font assurément beaucoup de bien !!

Dans cette montée, j’ai bien compris la difficulté supplémentaire de courir en altitude : les jambes ne répondent pas comme en plaine et le souffle est plus court. Et je m’aperçoi que j’ai parfois du mal à boire normalement au tuyau de ma poche à eau. Un autre enseignement !

il est temps de redescendre. Le tracé vers le col de la Chiaupe  est large et peu technique et nous conduit au ravitaillement avec des bénévoles souriant et attentionnés qui nous incitent à reprendre des forces (ce sera bien nécessaires pour la suite !!). Je fais un court arrêt « ravito », et je plonge dans le passage le plus technique de cette course qui doit me mener au Chalet du Carroley. C’est une alternance de descentes raides et glissantes avec des roches, des passages de ruisseaux  et des  « singles » boueux où des « bouchons » se forment. Je tente alors de passer quelques concurrents du 60km mais les accélérations successives sont exigeantes pour les jambes et le cardio  alors je me calme un peu d’autant que se profile à l’horizon la montée de L’arpette que beaucoup de coureurs redoutent. Ce matin, peu après le départ, un coureur déjà finisher l’année passée, m’avait d’ailleurs confié : « méfies –toi de l’Arpette ! Gardes-en sous le coude ! », je n’ai pas oublié.

Et cet « ami » coureur avait bien raison de me dire de me méfier de cette dernière ascension ! Très raide et caillouteuse, cette montée jusqu’à l’arrivée du télésiège de l’Arpette est une véritable épreuve. Conséquence : des bouchons se  forment et l’allure baisse véritablement. Je termine la montée dans le  « dur », mais soulagé car il ne me reste plus au programme que la descente finale vers La Plagne Bellecote. Les jambes sont lourdes mais j’aborde bien cette dernière descente et reprend encore des forces lorsque à la hauteur de spectateurs massés en nombre pour voir passer les coureurs. Encore et toujours des encouragements… Que ca fait du bien !

Au détour d’un  virage, j’aperçois la ligne d’arrivée et décide de relancer un peu. Ouf !!  C’est terminé !! Je termine en 3h05, bien content de stopper mon effort. Le soleil est là et me voilà au milieu de tous ces coureurs, fatigués mais heureux. L’ambiance des fins de course est toujours très agréable. Ce fut le cas en ce samedi…

Juste un petit commentaire. Cette course, exigeante et très bien organisée, mériterait, selon moi, un tracé, dans sa globalité, plus « nature » et plus « montagnard ». Toutefois, si je déplore le manque de technicité du parcours, il est clair que tous les coureurs ont terminé cette magnifique épreuve les jambes lourdes et la tête remplie de belles images… Alors…. que dire si ce n’est que ce fut une belle journée en montagne, avec un objectif atteint : prendre du plaisir et en profiter…

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