Au coeur du trail de Saint Ferreol Montagne Noire avec Jean-François Mathot (31), le 8 juin 2014

A l’occasion du week-end de Pentecôte, Jean-François a participé au Desperado trail. 22 km de bonheur !

DESPERADO TRAIL 2014
Thierry sur "Bernicaut", la grosse difficulté du 42 km.

Organisé par une petite association, composée de sept membres, et situé sur la commune de Revel (31), le trail de la Montagne Noire regroupe trois épreuves qui se déroulent sur le site du lac de Saint-Ferreol. Nous sommes dans le Lauragais et le bassin de Saint-Ferreol est à cheval sur trois départements (l’Aude, le Tarn et la Haute-Garonne). Il siège également aux pieds de la Montagne Noire que tous les concurrents iront arpentés au cours des trois courses proposées. Il y a donc un 12 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé positif, un 22 kilomètres et 700 mètres positif et pour les plus aguerris ou les plus gourmands un 42 kilomètres qui cumule 1700 mètres de dénivelé positif. Une randonnée est également proposée sur la base du petit circuit et elle se fait dans le sens inverse des coureurs. Pour ma part, j’ai opté pour l’épreuve intermédiaire.

DESPERADO TRAIL 2014
Thierry sur « Bernicaut », la grosse difficulté du 42 km.

Cette organisation en est seulement à sa deuxième édition et elle est déjà bien rodée. Il faut dire que la première édition avait rencontré un large succès avec 850 participants. Celle-ci se situe dans la même lignée avec environ 900 coureurs et randonneurs. Si l’an dernier, la pluie avait un peu gâché la fête, il n’en n’est rien cette année. Bien au contraire, c’est le beau temps et une forte chaleur qui accompagnent les coureurs tout au long du déroulement de la journée.

Le départ du grand parcours est donné à 8h30, celui du petit à 9h30. Pour moi et tous les concurrents du 22 kilomètres, c’est à 9h00. Nous nous élançons pour un petit tour de lac, passons sur la digue, puis rejoignons un petit pont. A sa sortie, nous attaquons la première bosse. Le départ des trois parcours est commun et pour avoir aidé au balisage du 12 km la veille, je sais que cette première difficulté est assez longue et raide par instant. D’ailleurs, pour mon circuit, je pense qu’elle compte pour à peu près la moitié de son dénivelé positif total. Je suis dans les 10/15 premiers, et après un départ rapide, je prends mon rythme dans cette côte. En même temps, je sens que les jambes répondent bien et que les sensations sont excellentes.

Tout ça n’a pas de prix et le trail est pour cela merveilleux !

DESPERADO TRAIL 2014Le premier ravitaillement se situe sur la commune «Les Cammazes» et, peu de temps avant d’y arriver, je rejoins la fin du peloton du 42 km. Rapidement, je me retrouve en compagnie de deux jeunes coureurs. L’un deux est vraiment très à l’aise dans les descentes. D’ailleurs, dans la descente dîtes « du Roc de l’Homme » qui est assez technique, ils me déposent tous les deux. Mais finalement, arrivé en bas de cette portion, nous reprenons un faux plat montant et je constate qu’une petite centaine de mètres seulement nous sépare. Je les rattrape dans la montée suivante et je les lâche définitivement. Une dernière bosse, puis je redescends sur le dernier ravitaillement où je retrouve le peloton du 12 km. Le sentier « des Amoureux » me ramène vers le lac. J’enjambe à nouveau le petit pont et file par la rive opposée vers l’arrivée. Je termine en 1h47 à la sixième place au scratch et 1er V2.

Le parcours est magnifique, bien tracé car très varié. Certes, il est roulant, mais on ne s’y ennuie jamais et on est toujours en « prise ». Il demande de bonne qualité de coureur et de relanceur.

Ce week-end a été merveilleux et j’ai passé trois jours formidables dans le Lauragais. Trois jours vécus chez Jean-Marie et Nannouck, qui sont les chevilles ouvrières (avec leurs collaborateurs bien sûr) de ce trail, et qui nous ont accueillis les bras grands ouverts dans leur très belle ferme Lauragaise. Trois jours passés avec mes comparses (Basques, Parisiens, Vauclusiens, Ardéchois, Charentais, Toulousains ou Italiens), soit six anciens du Solukhumbu 2012 accompagnés de nos compagnes et ami(e)s.

Tout ça n’a pas de prix et le trail est pour cela merveilleux : il nous permet de nous revoir quelques fois dans l’année et c’est un immense bonheur !