Au coeur du Marathon des Villages avec Yann, le 7 octobre 2012

Une belle aventure personnelle et humaine

Conquis par le parcours et l'organisation, Yann nous fait vivre son troisième marathon : celui des Villages, sur la Presqu'île du Cap Ferret.

Après avoir couru 2 merveilleux marathons : celui du Médoc (voir les résultats) pour son aspect festif (je ne m’étais pas focalisé sur la performance), et mon premier marathon « Maraisthon » (voir les résultats) que j’avais moyennement préparé, me voici lancé cette année pour le Marathon des Villages ! Installé sur la presqu’île du Cap-Ferret, cette course aura une odeur particulière, car je fréquente la région depuis ma plus tendre enfance.

Je débute fin juillet ma préparation, basée sur un plan d’entraînement glané sur le net. Après une perte de poids sérieuse (-17 kg), cela m’a permis d’enchaîner 12 semaines d’entrainement (presque) sans répit. Malheureusement une douleur au genou gauche est apparue 3 semaines avant l’échéance. J’ai peur de ne pas de boucler ce programme dans de bonnes conditions…
Mais je n’oublie pas les quelques articles lus sur ce site qui m’ont permis de m’informer sur la préparation.

Samedi 6 octobre. Retrait des dossards sans le moindre problème. La randonnée arrive dans le même temps. Briefing par le directeur de course… toute la journée en boucle, c’était son marathon à lui !

Dimanche 7 octobre. Re-briefing général, présentation des meneurs d’allure et positionnement sur la ligne de départ. Nous serps 800 marathoniens, 300 équipes duo pour un relais 16km / 26 km. Quand à la météo : petite bruine matinale qui tiendra jusque vers le 15ème km, et nous tiendra humide jusqu’à la dernière seconde !

Objectif pour moi : 4h00 (enfin, 3h59 !)

Le parcours est relativement vallonné : départ à Piraillan, côtes, descentes, faux-plats, relances sur la première partie (à la fin aussi ), une longue liaison sur route pour arriver au Cap-Ferret, passage du semi en 1h55, traversée du Cap-Ferret via le phare jusqu’à la pointe et retour via la zone des 44 hectares et le quartier ostréicole (petit ravitaillement huîtres au passage). Le retour vers la ligne d’arrivée se fait via une piste cyclable en forêt qui m’a paru interminable. C’est au bout de cette ligne droite, vers le 35-36ème km, que j’ai pris le mur de pleine face. Des poteaux en béton à la place des jambes, une incapacité à en faire abstraction, et quelques doutes m’ont fait perdre de longues minutes. La grimpette des escaliers au 40ème km a été redoutable !
Accompagné par un ami sur la fin du parcours (un grand merci à lui particulièrement, et aussi aux autres coureurs pour leur soutien), j’ai rejoint la ligne d’arrivée non sans difficultés, en trottinant, en passant par toutes les souffrances et émotions. Mais j’y suis arrivé en 4h09 ! C’est ça un marathon, non ?
Mon objectif de départ n’est pas atteint, certes, mais mon record personnel de 5h03 a été largement battu. C’est une bonne satisfaction. L’entrainement paye et c’est tant mieux !
L’objectif des moins de 4 heures sera pour le prochain marathon. Cette expérience m’a permis de progresser à mon humble niveau, de me faire plaisir une nouvelle fois malgré la difficulté. Ce fut aussi l’occasion de mettre en exergue certains de mes points faibles, qu’il ne me faudra pas oublier de travailler pour la prochaine édition (peut-être un peu plus de travail en côtes, et sur le mental aussi !)

A noter que ce marathon se déroule dans un environnement magnifique : forêt, vue sur le bassin d’Arcachon et la dune du Pyla, plages, quartiers ostréicoles, pistes cyclables, et surtout un calme absolu en l’absence de tout véhicule motorisé sur la majorité du parcours. Un parcours assez technique quand même avec du dénivelé à ne pas négliger. On est en bord de mer, mais c’est loin d’être plat !
Les ravitaillements sont nombreux, fournis, et régulièrement agrémentés de groupes musicaux.
Une organisation sans faille, et de nombreux bénévoles en font une course magnifique que je recommande particulièrement.
J’ai aussi bien aimé la menace de disqualification pour tout coureur pris en flagrant délit de jeter ses gobelets ou bouteilles dans la nature en dehors des bacs de ramassage. Toujours quelques récalcitrants, mais la nature a, il me semble, été relativement bien respectée. On peut toujours faire mieux !
Bravo à tous les coureurs, du premier pour sa performance, au dernier pour sa persévérance.
C’est à chaque fois une belle aventure personnelle et humaine.