Au coeur du marathon des Causses 2012 avec Benoit Holzerny

Après s'être perdu, Benoit Holzerny postulant à la victoire termine 21e. Il nous raconte sa course

Festival des Templiers 2012 - marathon des Causses
Festival des Templiers 2012 - marathon des Causses
Pour n’importe quel marathonien, il faut avoir fait Paris ! En trail, ce sont bien les Templiers !

Créée en 1995, cette course a su évoluer pour faire rêver, attirer toujours plus de monde et en arriver à l’organisation d’une dizaine de courses en 3 jours. Trop ? Peut être…

Quoiqu’il en soit le marathon des Causses était pour moi l’objectif trail de cet automne ! Après ma victoire aux 42km de la côte d’Opale et une prépa terminée sur les pentes du Puy de Dôme et du Sancy, la confiance était là, la forme aussi !

Les favoris bien présents sur la ligne de départ n’avaient qu’une envie : partir au plus vite avant qu’un énième nuage de pluie ne revienne ! Après la 1ère côte la sélection était faite : 2 hommes en tête avec une quarantaine de secondes d’avance puis notre groupe constitué de 7-8 coureurs. Ma gestion de course était simple, monter à mon rythme sans trop perdre de terrain sur les purs grimpeurs pour revenir sur les parties les moins accidentées.

Chose faite, puisque qu’après quelques centaines de mètres sur les faux plats nous nous retrouvions 3 à chasser le duo de tête.

A défaut d’avoir pu me rendre sur place, j’avais appris le relief en examinant la carte et je savais qu’après cette portion roulante, suivaient une descente et une courte montée.

Mais ce qui ne devait pas arriver arriva ! A peine avions nous (les 3 coureurs en chasse!) terminé la montée que nous nous retrouvions face à face avec les coureurs du milieu de peloton… Nous avions pourtant suivi de nombreuses balises mais un autre chemin de la même couleur était tracé. Je restais là quelques secondes, immobile, en sentant mon corps s’effriter. Plusieurs sentiments m’envahirent mais je décidais de repartir en suivant cette file de traileurs et en doublant comme je le pouvais pour connaître mon erreur. J’arrivais au fameux croisement, où un véhicule était stationné en travers,  mais il n’était pas encore arrivé à mon « 1er passage »… Bref 2 chemins étaient balisés de la même façon et à notre allure nous n’avions pas remarqué la croix au sol dessinée dans l’herbe… C’en était bel et bien fini de la course au podium, avec 20 mn de perdues impossible de rattraper la tête comme j’avais tenté de le faire à l’Ecotrail en mars dans les mêmes circonstances !

Je décidais de continuer et d’essayer de profiter un peu plus que ce que j’aurai pu faire si j’avais fait la course à fond mais le mal était là, le plaisir atténué. Dans un état de fraîcheur assez surprenant (le vrai point positif !!) je ralliais la ligne d’arrivée en 21ème position. Là m’attendaient Olivier Gui et ma femme Séverine , tentant de me remonter le moral en m’annonçant la victoire de cette dernière sur la Templière. Difficile de retrouver le sourire, cela faisait 2 fois dans l’année, 3 fois en tout… Ouf selon le proverbe j’en ai terminé ! A suivre…

Benoît*