Au coeur du marathon de Vincennes et des bords de Marne avec Ignace, le 28 octobre 2012

Un marathon citadin et bucolique

Habitué des marathons avec des pelotons plus fournis, Ignace Manca a découvert et couru avec plaisir le marathon de Vincennes et des bords de Marne, ce dimanche 28 octobre.

Temps frais le matin avec un thermomètre qui flirte avec les à 0°C. Mais le départ étant à 9h30, cela permet d’attendre que la température remonte un peu (merci le changement d’heure).

Je me présente sur la ligne un quart d’heure avant le départ avec Laurent et Frédéric, deux coureurs de 20 ans plus jeunes que moi. Je suis le moins couvert des trois avec juste un tee-shirt recouvert d’un sac poncho bien pratique (je le jetterai dans une poubelle après quelques kilomètres de course).

Les neuf premiers kilomètres sont communs avec le semi-marathon et le peloton est dense. Il s’éclaircit lorsque nous quittons le bois de Vincennes pour rejoindre les bords de Marne, nos coreligionnaires du semi tournant à droite pour continuer leur parcours dans le bois. Nous sommes un peu plus rapides que prévu (nous avions décidé de courir à 4mn50 au km) et nous avons couvert 13,5 km à la première heure de course.

Les jeunes devant

Je décide donc de ralentir et laisse partir les jeunes devant. Le bonheur est total avec un très beau soleil, une très belle lumière et la Marne à droite avec des dizaines d’embarcations sur lesquels des « avironneurs » tirent sur leurs pelles. Je cours sans effort et les kilomètres défilent alors que je suis doublé par une vingtaine de personnes et que je croise ou que je double quantité de joggeurs « du dimanche » indifférents à la course. Le parcours, superbe et très vert malgré les prémices de l’automne, n’est pourtant pas de tout repos avec des montées et des épingles qui nécessitent des relances par exemple lors du passage sur l’autre rive de la Marne à Bry-sur-Marne. Je passe le semi en 1h38 mais je ne suis pas un affolé du chrono, me contentant de gérer ma course avec le cardio que je surveille pour me situer autour de 145 pulsations par minute.

J’ai emporté une bouteille de 33 cl avec moi car je suis assez maladroit avec les verres d’eau proposés aux ravitaillements tous les 5 km par des bénévoles sympathiques. J’y prélève quelques gorgées tous les 5 km mais la température et le petit vent qui souffle souvent de face ne nécessitent pas une hydratation plus importante (pour moi qui suis un chameau tout du moins).

Une course fluide

La course est fluide avec environ 1 000 coureurs et c’est beaucoup plus confortable que lors des « grands » marathons auxquels je suis habitué. Par moments, de l’autre côté de la Marne, on distingue derrière les arbres d’autres coureurs sans savoir si ce sont ceux qui nous précèdent ou ceux qui nous suivent. Vers le 29ème kilomètre nous franchissons une dernière fois le fleuve pour revenir dans le bois de Vincennes. Nous sommes en amont du pont et la flamme des 3h15 est en aval. Je la tope au chrono et  constate que j’ai environ 7 minutes de retard sur elle. Mais je ne vois pas mes deux lascars qui ne doivent donc pas être si loin devant moi.

La remontée vers le bois le long d’une quatre voies est assez raide alors que l’on passe le 30ème kilomètre. Elle se poursuit par un faux-plat montant le long de l’hippodrome qui me permet de reprendre une dizaine de coureurs moins à l’aise que moi dans les montées. Le parcours suit ensuite des allées boisées. Je commence à sentir la lassitude de la course mais pas de « mur » du 30ème. Je termine ma bouteille avant le ravitaillement du 35ème kilomètre où je me pose pour boire le contenu de deux verres d’eau.

Au 38ème kilomètre, je retrouve l’un de mes compagnons qui a souffert de crampes sous le pied qui l’ont conduit à s’arrêter à plusieurs reprises. Il prend alors ma roue.

Le 40ème kilomètre arrive bientôt et nous sommes maintenant encouragés par du public bien sympathique alors que nous courons sur des lignes droites qui paraissent interminables. Toujours pas d’arche d’arrivée en vue alors que nous avons passé le 42ème kilomètre. Finalement vient la délivrance de la ligne – passée en 3h26mn11s – derrière laquelle nous retrouvons Frédéric arrivé il y a une dizaine de secondes. La suite est classique : remise de la puce, médaille autour du cou et étirements prolongés sous un très joli soleil en échangeant les impressions de la course.

Je suis ravi d’avoir couru ce marathon sans la pression du chrono dans une très belle ambiance. Le parcours est très sympathique, presque bucolique malgré la proximité de Paris. L’organisation sans reproche. Et l’arrivée, sur l’esplanade du château et sous le soleil permet d’admirer la superbe chapelle gothique et le donjon tout juste restauré. Je me promets de venir le visiter.

Par Ignace Manca