Au cœur du marathon de Rotterdam (Pays-Bas) avec Jérôme et David, le 13 avril 2014

Partis courir le marathon de Rotterdam 2014 entre amis de club, Jérôme et David reviennent sur cette première expérience aux Pays-Bas.

Marathon de Rotterdam 2014

Jérôme raconte tout d’abord sa vision de cette première expérience à Rotterdam, ce 13 avril 2014 (voir les résultats du marathon). « Après avoir couru Paris et Berlin, avec New York en projet mais n’ayant pas été retenus pour Londres, David et moi avons décidé de courir le 34ème marathon de Rotterdam. A 2h40 de Paris en train, ce marathon sans dénivelé reste une destination facile en termes de coût et d’accessibilité. Des dossards obtenus pour une cinquantaine d’euros sans justificatif de temps ni certificat médical, nous avons facilement pu nous inscrire ainsi que réserver un hôtel à proximité du départ/arrivée.

De nombreuses courses étaient organisées à l’occasion de ce week-end sportif mais ce marathon à taille humaine  (13 500 runners) reste convivial. La culture du sport en Hollande, du vélo entre autres, montre l’intérêt d’une population pour un événement sportif comme leur marathon. J’ai pourtant couru Berlin en septembre dernier mais Rotterdam n’a pas un mètre sans un spectateur qui crie votre prénom, vous encourage ! La musique est à « donf » sur le parcours et que tu sois premier ou dernier, tu « subiras » les mêmes encouragements, ça c’est génial.

Jérome marathon Rotterdam 2014
David (à gauche) et Jérôme

Malgré des difficultés à trouver un petit déjeuner digne de marathonien dans une ville encore endormie, nous avons pris le départ à 10 heures sous le soleil et son petit vent. L’unique obstacle du marathon sera le pont de Willemsburg passé aux 2ème et 25ème km, les autres points faibles seraient l’affichage du kilométrage et l’absence de ravitaillements solides. Le parcours reste intra-muros et passe par des parcs emplis de public, les meneurs d’allures sont seuls et sont restés à la mode des ballons ! Dommage et difficile à viser au loin.

Après avoir dépassé le 3h30, David a réussi à doubler le 3h15 pour finir en 3h10, de mon côté, je me voyais approcher d’un 3h14 quand, au 34ème km, un ischio-jambier a mis fin à mes calculs de vitesse et m’a contraint à 3h25. Une spéciale dédicace à Paulo qui a dû abandonner au 29ème sur crampes, il remet ça l’année prochaine, faites comme lui car cette destination conviviale change des grosses manifestations parisienne, berlinoise….. Tot Snel !*»


David de son côté
, complète le récit : « J’étayerai mes propos selon deux axes : le premier s’adressant à l’organisation du marathon et le second se destinant au déroulement du séjour.

L’organisation, donc. Le retrait des dossards n’a présenté aucune difficulté particulière de par son confinement et la sympathie des organisateurs. A noter une grande souplesse dans la consultation informatique des inscrits sous présentation de notre carte d’identité. Aucun justificatif administratif ne nous a été demandé, ni certificat médical, ni licence. Nous ont été remis deux dossards : un ventral sur lequel figurait la puce électronique et sur lequel nous avons inscrit au dos nos nom, prénom, date de naissance, groupe sanguin et personne à prévenir, et un dorsal. Chaque dossard était accompagné de quatre épingles à nourrice.

Sur le village marathon, la nature des exposants reste principalement axée sur la vente de vêtements, notamment les manchons de contention, les différentes chaussettes, les équipements de transport de boissons et d’alimentations nécessaires à la course à pied. Il y avait peu d’exposants de chaussures. L’exposant Bose, faisait la promotion de ses écouteurs. Enfin, peu de publicité pour d’autres marathons. Au final, ce village marathon reste cependant restreint mais très facile d’accès. La sécurité et les hôtesses discrètes sont à l’écoute des gens. La langue parlée reste l’anglais.

Venons-en à la course ! Nous avons constaté une sonorisation exceptionnelle au départ et à l’arrivée. Les points positifs de l’organisation : les nombreux sas comptabilisant nos temps intermédiaires (tous les 5 km environ), le nombre de ravitaillements en eau et de rafraîchissements (lesquels d’ailleurs s’étalaient sur une longueur relativement confortable pour les coureurs), les nombreux points musicaux, la sécurisation du parcours. Parmi les points à améliorer : l’étroitesse de certains passages – notamment dans les premiers kilomètres, ne permet pas un écoulement satisfaisant du flux des coureurs -, les meneurs d’allure qui n’ont pas un dispositif assez haut afin de faciliter leur repérage, l’affichage des kilomètres tout au long du parcours n’est pas suffisamment mis en valeur. Enfin, concernant les ravitaillements, hors boissons, la distribution d’aliments reste insuffisante : banane, orange, barres céréales…

Cela dit, nous tenons à exprimer notre entière satisfaction envers l’enthousiasme de la population. Nous les remercions pour leur dévouement, notamment pour certaines distributions privées de nourriture et également pour leurs nombreux encouragements.

Quant à notre séjour, nous avons logés dans l’Easy Hôtel de Rotterdam. Bien que la chambre présente toutes les commodités nécessaires pour héberger du public, elle reste néanmoins rudimentaire (sanitaires inadaptés à l’intimité, insonorisation, pas de télécommande pour le téléviseur, …). Par ailleurs, même si le règlement précisait qu’il était possible de disposer d’un « supplément temps » afin de se doucher après l’épreuve, cette option ne nous a pas été accordée. Nous avons néanmoins pu bénéficier de casiers afin d’entreposer nos bagages pendant l’épreuve. Nous nous sommes changés à plusieurs dans la bagagerie. Mais au final, dommage, cet établissement n’est pas à la hauteur de la sympathie du peuple hollandais ! »

*A bientôt