Au coeur du Marathon de Luberon avec Emilie, le 7 octobre 2012

Récit de mon premier marathon !

Pour l'année de ses 30 ans, Emilie avait envie de boucler son premier marathon. Elle a relevé le défi sur le marathon du Luberon, ce dimanche 7 octobre.

marathon luberon 2012

2012 … est pour moi synonyme de challenges ! En ce début d’année je me suis lancée deux défis. Un qui concerne mon orientation professionnelle et l’autre, plus sportif.
Ainsi en 2012, année de mes 30 ans, je me suis fixée pour objectif de changer de région. Chose faite depuis deux mois puisque j’ai quitté mon Jura natal pour le Gard en demandant une mutation au sein de mon entreprise. Et mon deuxième défi était d’enfin tenter un marathon… J’hésitais : en étais-je capable ? Où le faire ? Comment allais-je réagir si j’échouais ?

Et puis, par pur hasard, un matin il y a trois semaines, sur l’intranet de mon entreprise, un message m’informaiit que notre société était partenaire de l’événement MARATHON DU LUBERON. Ceux qui le désiraient étaient conviés à participer à l’événement. Ni une ni deux, sans réfléchir, j’ai envoyé un mail à la personne organisatrice afin qu’elle m’inscrive au marathon. Je tenais enfin mon opportunité pour relever mon défi sportif et réaliser mon rêve : tenter un marathon ! Mon objectif étant bien sûr de franchir la ligne d’arrivée, peu importe mon temps.

Le rendez-vous était donc pris pour le 7 octobre 2012 à 9 heures à Pertuis sur la ligne de départ… J’avoue avec une certaine appréhension et un peu de stress… Pas simple d’être en solo sur un départ en sachant que j’ai tout quitté (amis et famille) pour m’installer dans le sud de la France… Zéro supporter… Les autres inscrits Groupama partant plus tard, je suis la seule sur le marathon et l’équipe organisatrice est depuis 7 heures le matin à l’arrivée à la Tour d’Aigues…

Bref beaucoup de questions au moment du départ, mais surtout celle-ci : « vais-je tenir 42kms ??? » 21 c’était sans soucis, même 30… mais 42…
Je m’entraîne quotidiennement sur 20 km, alors je me suis dit : « Emilie, tout dans le mental » !

Je pars tout doux pour ne pas puiser dans mes réserves au bout du 21ème kilomètre. Départ très tranquille. Je suis dans les dernières mais j’ai l’habitude, je suis une tortue, longue à démarrer…

En ce qui concerne le départ, j’ai trouvé dommage de « repasser » au milieu de la foule une seconde fois si bien que les gens ne savaient plus qui avait démarré ou pas ! Et moi, j’étais perdue dans le marquage au sol !!!! Interrompue par des gens qui cherchaient leur chemin !!!!
Cette petite mésaventure passée, on a pu attaquer tranquillement le parcours avec de superbes paysages, j’ai apprécié le fait que ce marathon soit vallonné et en nature, cela évite la monotonie de la ligne droite sur un bitume brûlant…

marathon luberon 2012Point très positif : les nombreux ravitaillements avec collations et boissons, moi qui cours toujours à jeun je me suis « forcée » a m’arrêter à quasi tous les ravitaillements pour quelques gorgées d’eau et/ou une poignée de raisins secs afin d’éviter le coup de pompe… Mais pas trop d’eau non plus car malheureusement ça me reste sur le ventre et me rend malade.

Au 15ème kilomètre, petit coup au moral. On est en descente, c’est top… mais les panneaux de l’autre côté indique que pour le retour… bonjour la grimpe !
21ème kilomètre:  je regarde ma montre : oh mon dieu… autant de temps ? Mon chrono n’affiche pas loin de 2h25, et là je me dis qu’il faut que je me bouge si je veux arriver avant les 5H, barre fatidique…Cependant je « pète la forme » et je me dis que la suite ne sera que du bonheur…
En effet, passé les 25 kilomètres je me sens « pousser » des ailes, j’en ai encore « sous le pied » et accélère légèrement mon allure. Je me fais plaisir, prends même le temps de papoter avec les gens que je rattrape !  Hé oui, la tortue se réveille et rattrape quelques coureurs partis trop vite et qui fatiguent dans la fameuse montée entre les 33ème et 37ème kilomètres.

Passée ce fameux 37ème km j’ai à nouveau augmenté mon allure afin de  récupérer une partie de mon « retard ». Au 40ème kilomètre, petite montée qui  achève. Mais l’arrivée  se rapproche et cela me booste encore plus. Les 190 derniers mètres sur le « tapis rouge » sont sans doute les plus durs… J’ai donc franchi la ligne d’arrivée après 4h32 d’effort.

Tout au long de cette course j’ai apprécié les nombreux ravitaillements, l’ambiance et la générosité des bénévoles heureux de nous voir nous faire plaisir… Ils sont méritants car s’activent depuis le vendredi. Levés a l’aube le jour J afin que tout soit prêt pour nous coureurs. L’organisation était parfaite, bonne ambiance et accueil chaleureux à l’arrivée… comme au départ !
J’ai également apprécié la traversée du village de Cucuron, où les habitants nous ont réservé un sympathique accueil et nous ont encouragés.

Pour terminer je peux dire, sans prétention, que je suis quand même fière de moi, j’ai relevé mon défi, je me suis fais plaisir et je dirais en mots de la fin : à quand le prochain ? En tout cas, je serai au rendez-vous en 2013 à Pertuis !