Au coeur d’Odyssea Paris, avec Carole le 7 octobre 2012

L'ambiance est du tonnerre !

"Une chose est sûre : mon rendez-vous annuel avec Odyssea est pris jusqu'à 2050 !"

5h00 : Lever matinal pour pouvoir digérer mon « petit déj ». Pas question ni de courir 10 km le ventre vide, ni de louper une miette du programme de la matinée ! Car en plus d’attendre avec impatience l’événement sportif depuis plus d’un mois et d’avoir déboursé les 20€ de frais d’inscription (justifiés, on s’entend bien !), s’est ajoutée une amende datant de l’avant veille pour avoir voyagé en tarif réduit. Il semblerait qu’aller à Vincennes pour récupérer mon dossard et courir pour la bonne cause ne soit pas une bonne excuse pour passer à travers les mailles des contrôleurs RATP…

7 h40 : Arrivée à la gare de Noisiel. J’aperçois un couple de runneuses sur le quai. Nous nous échangeons des regards complices. Ça commence fort !
Accompagnée d’une amie venue me supporter, nous arrivons à temps pour l’échauffement collectif. Plus motivée que jamais, je me lance ! La musique nous plonge dans l’ambiance, l’animateur est survolté : j’adore ! Lors des talons-fesses et des montées de genoux, je suis rattrapée par des douleurs à mon genou gauche… Il faut croire que le semi-marathon de Val d’Europe de la semaine passée m’a laissé quelques séquelles…

Sur la scène, nous sommes rejoints par… Christine Arron ! Je n’en crois pas mes yeux ! La championne d’Europe du 100m (en 1998, ndlr), plus humble que jamais, prétexte ne pas pouvoir participer à la course du fait de son manque d’entraînement. (Je rigole !)
Peu avant le départ, je regagne un groupe d’une trentaine de runners (déviants ?) qui encouragent les autres à les suivre. J’avance avec eux à l’extérieur des barrières de sécurité. Jusqu’où allons-nous ? Aucune idée ! Je passe clandestinement une entrée qui me positionne à une quarantaine de mètres de la ligne de départ.

Coup de sifflet ! Commence alors un parcours assez frustrant où doubler relève du parcours du combattant. Les coureurs les plus téméraires font le parcours sur les bas côtés, plus dégagés. Je fais pareil pendant 1 km puis finis par rejoindre mes confrères sur le bitume.

Côté animation, pas d’accordéonistes comme il était prévu sur le site internet d’Odyssea mais un groupe folklo ainsi qu’un autre de percussionnistes. Je suis toujours impressionnée de mesurer à quel point ces musiciens sont source de motivation et d’encouragement pour les runners, moi la première !

Sur le parcours, les hommes (surtout) motivent les troupes et nous indiquent le nombre de kilomètres restant. Certaines indications sont fausses ! J’ai l’impression que ça fait déjà depuis 2 km qu’on me dit qu’on est à 3 km de l’arrivée !

Le parcours est quant à lui très agréable : nous passons par une avenue résidentielle chic entourée d’arbres (pas de circulation : le top !), longeons le bois de Vincennes pour enfin nous y enfoncer.
Un peu avant d’entamer le 5ème km, je commence à ressentir une atroce douleur à mon genou. J’envisage le pire : m’arrêter !! Finalement, la douleur s’atténue au bout du 8ème km (à moins que je me sois habituée à cette douleur) et comme le veut ma tradition, je pique un sprint un peu avant le dernier kilomètre.

Approchant la ligne d’arrivée, j’aperçois le compteur qui affiche 58 min !! Etant partie après le top départ, j’espère avoir réalisé 56-57 min. En tout cas, j’ai bel et bien réalisé mon objectif : parcourir les 10 km en moins d’une heure!
A peine arrêtée, je ressens une terrible envie de vomir ! Je commence à avoir peur : pour moi mais surtout pour mes coéquipiers à qui je ne veux pas infliger ça… Finalement, je reprends très vite mes esprits.

La séance collective d’étirements se fait sans moi ! Mon genou est désormais hors d’usage. Trop de monde au stand de l’école d’ostéopathie pour espérer un petit massage.
Je rentre en piteux état, mais heureuse ! Etant donné mon peu d’expérience, j’ai réalisé une performance honorable (55h03 en temps réel). Et avoir pu contribué à la recherche pour la lutte contre le cancer du sein est plus que jamais une réelle fierté. Une chose est sûre : mon rendez-vous annuel avec Odyssea est pris jusqu’à 2050 !