Au cœur des 20 km du Touquet (62)

Delphine Gosselin : J'ai progressé de 16 minutes en un an

Delphine Gosselin, 38 ans, a pris le départ des 20 km du Touquet, samedi 18 août 2012, en espérant battre son temps de l'an dernier (2h17). Elle nous raconte sa course effectuée sous une chaleur écrasante.

20 km Touquet 2012

27°C au soleil à 07h40. 33°C à l’ombre à 10h30. Depuis que je suis debout je scrute le thermomètre. J’adore la chaleur pour lézarder sur la plage, pour courir c’est autre chose…

Les 20 km du Touquet de l’an dernier m’avaient laissé de mauvais souvenirs : crampes, déshydratation, deux ongles noirs, des brûlures dues aux frottements, pas de ravitaillement à l’arrivée, des voitures qui circulaient sur le parcours et un chrono de 2h17 dans la douleur…Le seul week-end de l’été 2011 où il avait fait très beau et très chaud, c’était le week-end des 20 km. Forcément je n’étais pas très emballée à l’idée de les recourir. J’ai néanmoins entrepris un entraînement en vue d’améliorer mon chrono et, pourquoi pas, de les faire en 2 heures, chose insensée !! Mais plus la date approchait, moins l’envie de les courir m’habitait…

Mais cet évènement est aussi l’occasion de revoir Dany et Mélanie, mes « capines » rencontrées sur un forum de course à pied… Et puis, c’est chez moi…Et puis c’est l’année du centenaire du Touquet… Et puis… bref toutes ces raisons et bien d’autres encore font que je me devais de les courir. Donc advienne que pourra !

La chaleur me fait revoir mon ambition chrono à la baisse, voire plus d’ambition du tout !! Lors du retrait du dossard j’avais espéré une annulation de la course ou alors un départ décalé vers 18 heures. Mais non, la course était maintenue et le départ prévu pour 16 heures.
Dossard 1574. Dany est inscrite sur les 10 et Mélanie sur les 20 (même état d’esprit que moi, « on verra bien »).

En attendant le départ, une petite brise se lève, quelques nuages apparaissent et nous font espérer une baisse des températures. Malheureusement, cela ne dure pas… A 16 heures, le coup de feu et c’est parti… Nous sommes 1 311 fous à nous élancer devant le tennis en plein cagnard

Delphine Gosselin 20 km Touquet 2012
Delphine, entourée de ses deux amies : Mélanie à droite sur le photo, et Dany à gauche

Une grande partie du parcours se déroule sur la digue, une autre partie en forêt et le reste un peu en centre ville (où les véhicules s’invitaient entre les coureurs sur la deuxième boucle, organisation à revoir là dessus…). Dany nous guide en allure sur les deux premiers kilomètres, puis elle file. Je suis avec Mélanie pendant encore un kilomètre puis nous sommes séparées.

Nous sommes sur la corniche, le soleil dans le dos, ça monte un peu, ça chauffe, pas d’ombre pendant 6 kilomètres… Je m’asperge la nuque et les bras avec un petit brumisateur, mon allure est bonne, pas de difficulté…

Entre les 5ème et 8ème kilomètres, plusieurs habitants ont sorti leurs tuyaux d’arrosage et nous aspergent d’eau, ça fait un bien fou !! Merci à eux…
Des spectateurs que je connais m’encouragent. L’avantage de courir chez soi c’est qu’on a des chances de voir des visages « amis » et ça fait du bien, ça booste ! J’arrive en forêt, j’aperçois ma fille et deux de ses amis. J’attrape une bouteille d’eau bien fraîche et elle m’asperge d’eau. Je continue, mon allure reste la même.

Je regarde devant moi, pas derrière. Mais je sais qu’il y a du monde, je ne suis pas dernière, pas cette fois…

Km 9 : devant moi ça trottine, ça transpire, ça marche. Je continue, je bois, je m’asperge les bras, la nuque…

Km 10 : les coureurs des 10 bifurquent à droite, je continue tout droit, la moitié du parcours est faite. Je ne regarde pas le chrono. Je regarde droit devant, je remets la casquette car nous repartons sur la digue. Il y a encore pas mal de coureurs donc je pense que je suis dans le milieu…je passe devant un horodateur et là je vois 17h08, je dois être au km 11 ou 12…parfait !

Km 15 : comme à mon habitude je ne m’arrête pas au ravitaillement, j’ai tout ce qu’il me faut dans ma ceinture et mes bidons. Par contre l’eau des bidons a chauffé donc elle n’est pas buvable, je l’utilise pour m’asperger les bras et les jambes. J’aperçois ma fille, elle me tend une bouteille d’eau bien fraîche, un peu d’arrosage et hop je continue…toujours la même allure.

Km 18 : à cet endroit l’année dernière j’avais le moral dans les chaussettes, des crampes, j’étais dernière, j’avais mal partout…là je suis bien mieux ! Il ya encore beaucoup de coureurs devant.

Km 19 : je bifurque vers le stade pour l’arrivée, un couple me dépasse. Ils sortent d’où ceux là ??? Pas question qu’ils passent devant moi. J’accélère. Encore. J’y suis. J’entends Dany qui crie. J’accélère encore. BBBIIIPPP. Je regarde le chrono. 2h01, objectif atteint.
J’aperçois mes amis anglais Beryl et John, Dany et son mari, ma fille qui arrive. Tout va bien, je suis fière de moi. J’ai progressé de 16 minutes en un an.

Mélanie arrive à son tour : 2h07. Belle progression pour elle aussi. Dany a bouclé son 10 km en 58 mn. Et oh merveille ! Cette année il y a assez de ravitaillement pour tout le monde !!!

Malgré la chaleur mon objectif est atteint. Comme dirait mon homme « je suis une winouze ». 
La soirée se termine au restau entre amis. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine !! La canicule ? Même plus peur !!

Par Delphine Gosselin

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