Douleur aux mollets sur terrain plat, que dois-je faire ?

Festival des Templiers 2012 - Endurance TrailBonjour,
Je pratique la course à pied depuis 3 ans après avoir fait beaucoup de vélo. J’habite la Haute Savoie et je participe à des compétitions de type montagne et trail.

Cela fait maintenant 1an que je suis embêté par mes mollets. La douleur apparaît lors des sorties de plat et surtout pendant les séances de VMA sur piste. La douleur peut persister pendant plusieurs jours aux deux mollets. Par contre je ne ressens rien dans les montées (100000m dans les différents sports) , rien en vélo ni en ski.
J’ai vu plusieurs médecins du sport, j’ai vu un angiologue, un podologue, un ostéopathe et j’ai passé une IRM des 2 mollets et une radio des chevilles. J’ai aussi arrêté de courir pendant un mois cet hiver, sans résultat.
Au niveau de la foulée j’ai tendance à poser l’avant du pied en premier.
Hier j’ai encore eu mal sur une course de montagne (le nid d’aigle) où le peu de partie roulante a suffi à déclencher la douleur.
Voila si vous avez une idée sur l’origine de mon mal car je ne sais plus quoi faire (modifier la foulée, couper complètement pendant plusieurs mois…).
Par avance merci de votre réponse.
Cordialement
Damien.

La réponse de Yannick Guillodo, médecin

Votre dernière phrase « couper complètement pendant plusieurs mois » n’est pas la meilleure idée. D’ailleurs vous avez déjà tenté ce traitement (un mois d’arrêt, cet hiver) sans aucune amélioration. Il ne faut pas croire que le repos sportif permet de résoudre tous les problèmes dus à l’activité physique. Je prends toujours le même exemple : la personne qui a une peau sensible aura tendance à faire des coups de soleil, lors de l’exposition solaire. Même si elle ne va pas s’exposer pendant, par exemple, deux ans, elle aura toujours le même problème à régler la troisième année (se protéger la peau par une crème, porter une protection vestimentaire, …). Le repos de sa peau pendant deux ans ne sert à rien. Cette personne doit trouver la technique pour que sa peau et le soleil soient bons amis. Logique, non ? Se comparer aux autres ne sert à rien, non plus (certaines personnes bronzent immédiatement et n’ont pas ce problème à régler … il faut malgré tout ne pas trop demander à sa peau … risque de cancer !)

Il faut plutôt trouver l’origine des douleurs pour apporter la solution.

Résumons : chez vous le problème est manifestement fonctionnel et non mécanique. En effet, vos examens sont normaux (le moteur est bon). Donc les muscles de votre mollet (triceps sural) sont aptes à l’effort. Mais dans certaines situations, ils sont douloureux, probablement par défaut d’apports énergétiques. A mon avis, bien que vous ayez déjà vu un angiologue, le problème se situe au niveau du transport énergétique donc de l’apport sanguin, au niveau du moteur (le triceps sural, le mollet).

Les examens que vous avez passés ont été faits en statique. Or votre problème est dynamique à savoir une douleur lors d’une foulée assez particulière. Il se peut qu’il existe un blocage ou un ralentissement du flux sanguin lors de cette foulée. Ralentissement qui n’existe pas lors de foulées différentes (course en côte). Il faut donc faire une exploration vasculaire en dynamique, sur tapis roulant, par exemple, et mesurer les paramètres sanguins au moment de la douleur. L’artère poplitée piégée peut entraîner ce style de ralentissement sanguin, uniquement dans certaine technique de course.

L’autre diagnostic possible est un syndrome de la loge chronique (loges postérieures de jambe). Cette maladie est rare mais possible. Il faut, dans ce cas, faire également un examen dynamique à savoir une prise de pression intramusculaire, lors de la période douloureuse.

Vous l’avez compris, il faut absolument vous examiner pendant la période douloureuse et éventuellement faire des examens (débit sanguin, prise de pression, …) pendant cette période douloureuse.

En attendant, vous pouvez tout à fait continuer à pratiquer différents sports.


Une réponse à la question

  1. Votre dernière phrase « couper complètement pendant plusieurs mois » n’est pas la meilleure idée. D’ailleurs vous avez déjà tenté ce traitement (un mois d’arrêt, cet hiver) sans aucune amélioration. Il ne faut pas croire que le repos sportif permet de résoudre tous les problèmes dus à l’activité physique. Je prends toujours le même exemple : la personne qui a une peau sensible aura tendance à faire des coups de soleil, lors de l’exposition solaire. Même si elle ne va pas s’exposer pendant, par exemple, deux ans, elle aura toujours le même problème à régler la troisième année (se protéger la peau par une crème, porter une protection vestimentaire, …). Le repos de sa peau pendant deux ans ne sert à rien. Cette personne doit trouver la technique pour que sa peau et le soleil soient bons amis. Logique, non ? Se comparer aux autres ne sert à rien, non plus (certaines personnes bronzent immédiatement et n’ont pas ce problème à régler … il faut malgré tout ne pas trop demander à sa peau … risque de cancer !)

    Il faut plutôt trouver l’origine des douleurs pour apporter la solution.

    Résumons : chez vous le problème est manifestement fonctionnel et non mécanique. En effet, vos examens sont normaux (le moteur est bon). Donc les muscles de votre mollet (triceps sural) sont aptes à l’effort. Mais dans certaines situations, ils sont douloureux, probablement par défaut d’apports énergétiques. A mon avis, bien que vous ayez déjà vu un angiologue, le problème se situe au niveau du transport énergétique donc de l’apport sanguin, au niveau du moteur (le triceps sural, le mollet).

    Les examens que vous avez passés ont été faits en statique. Or votre problème est dynamique à savoir une douleur lors d’une foulée assez particulière. Il se peut qu’il existe un blocage ou un ralentissement du flux sanguin lors de cette foulée. Ralentissement qui n’existe pas lors de foulées différentes (course en côte). Il faut donc faire une exploration vasculaire en dynamique, sur tapis roulant, par exemple, et mesurer les paramètres sanguins au moment de la douleur. L’artère poplitée piégée peut entraîner ce style de ralentissement sanguin, uniquement dans certaine technique de course.

    L’autre diagnostic possible est un syndrome de la loge chronique (loges postérieures de jambe). Cette maladie est rare mais possible. Il faut, dans ce cas, faire également un examen dynamique à savoir une prise de pression intramusculaire, lors de la période douloureuse.

    Vous l’avez compris, il faut absolument vous examiner pendant la période douloureuse et éventuellement faire des examens (débit sanguin, prise de pression, …) pendant cette période douloureuse.

    En attendant, vous pouvez tout à fait continuer à pratiquer différents sports.

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