Blessure difficile à cerner

Je fais de la danse classique depuis de nombreuses années très régulièrement. Je faisais également du footing régulièrement jusqu’à l’an dernier. Blessure à episodes. En octobre 2017, pendant mon footing matinal, j’ai du m’arrêter à cause d’une douleur au mollet. Travail avec mon kinésithérapeute avec exercices excentriques, la douleur disparaît. En novembre, à la réception d’un saut de chat en danse, douleur en coup de poignard au mollet droit. Marche douloureuse, travail avec un ostéopathe et mon kiné et arrêt de la danse pendant trois semaines puis reprise sans douleurs. Fin janvier, chute dans les escaliers – tout l’étage sur le dos – sans blessure apparente. Je précise parce qu’important pour la suite. En février douleur en coup de poignard au mollet gauche à réception d’un saut en danse. La douleur s’estompe après un arrêt de deux semaines. Fin mars je consulte mon médecin pour une douleur qui court du mollet à l’extérieur de la cuisse et qui s’estompe avec des étirements ciblés : pied flex et jambe en position basse, moyenne, puis haute. Mon médecin me fait passer un écho doppler pour écarter la possibilité de thrombose. Résultat négatif. Les étirements ne font plus disparaître la douleur. Je continue la danse car spectacle en préparation. Fin mai, à la fin du cours, douleur fulgurante avec sensation de rupture à l’arrière du genou. Impossible de marcher. Je ne peux plus soutenir ma jambe. Séances d’ostéopathie en urgence qui me permet de marcher et de monter et descendre les escaliers. Mon kinésithérapeute me fait un massage qui provoque un hematome d’environ 10cm sur 4cm à l’arrière de la cuisse, vers l’extérieur à une dizaine de cm au dessus du genou. Je consulte mon medecin qui me dit que j’ai une élongation et me conseille de ne plus rien faire pendant 4 à 6 semaines. Début juillet, la douleur persiste malgré le repos complet. Je consulte un médecin du sport qui diagnostique un décollement musculaire au niveau du mollet et me fait faire une echographie du mollet. Les résultats sont négatifs. Après un examen plus poussé le médecin pense que mon problème vient du genou et me fait faire un arthro scan du genou. Je n’ai rien au genou. Il me dit donc de faire du renforcement musculaire. J’ai donc commencé ça avec mon kiné et repris la danse en douceur (3h par semaine alors qu’avant j’en faisais le double). Les douleurs reviennent aussi sec. Entre-temps, j’ai vu mon ostéopathe qui a constaté des vertèbres coincées, deux côtes déplacées et un basculement du bassin consécutifs à ma chute dans les escaliers (mon médecin n’avait pas jugé utile de me faire passer des examens). Je n’avance pas. Petite précision : je suis assez dure à la douleur, donc il faut que j’aie vraiment mal pour consulter ou m’écouter (je suppose que j’en paie le prix). Autre précision : mon kiné me fait des massages et c’est toujours très douloureux au niveau du mollet même si ça n’est pas là que j’ai mal quand je fais de la danse. A la danse la douleur se situe au niveau de l’intérieur postérieur du genou et à l’arrière de la cuisses (grands battements et étirements impossibles). Désolée pour l’absence de détails précis pour les muscles impliqués, je ne connais pas les bons termes. Merci d’avance.

Une réponse à la question

  1. Bonjour,

    Merci pour votre confiance et bravo pour vos descriptions très précises. Echo-doppler, échographie et arthroscanner n’ont pas donné de diagnostic local précis alors que la douleur est réelle et se situe à la face postérieure de la cuisse, du genou et du mollet. Il me semble qu’il serait sans doute intéressant d’explorer votre rachis lombaire à la recherche de signes de hernie discale car il peut s’agir d’une douleur projetée. Chez les danseuses, l’examen clinique est souvent négatif du fait de leur souplesse tendino-musculaire et d’une mobilité articulaire parfaitement entretenue. Un scanner lombaire serait donc intéressant à envisager pour faire un bilan au niveau des disques lombaires et éliminer soit une protrusion discale, soit une hernie discale.

    Tenez-nous au courant.

    Cordialement

    Dr J.Pruvost

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