A quelques jours d’un semi marathon, ma périostite me fait mal, que faire ?

Cela fait un an que je cours, et voilà, il y a un bon un mois, j’ai senti une douleur au tibia durant mon entrainement, j’ai été dans l’obligation de m’arrêter tellement ça me faisait mal. Je me suis reposée pendant presque deux semaines et j’ai ensuite participé à un trail de 12 kilomètres, et là, surprise, je n’ai rien senti. Par la suite, j’ai repris mes entraînements et je me suis aperçue que la douleur revenait seulement quand je courais sur du béton. J’ai entretemps, remplacée mes chaussures usées par une nouvelle paire. Mais rien n’y fais ! Me voilà à cinq jours de mon premier semi marathon et je ne vous cache pas mon angoisse. J’aimerais pouvoir trouver une solution pour diminuer la douleur et pouvoir y participer car bien que ça ne soit certainement pas conseillé, il est hors de question que j’abandonne, je compte bien relever le défi !

Une réponse à la question

  1. Il faut savoir raison garder !

    Mon conseil : ne pas participer à cette course car vous risquez d’aggraver votre mal et de perdre de nombreuses semaines et peut être des mois. Cette douleur est peut être la conséquence d’un trait de fracture de fatigue. Pour avoir un diagnostic précis, il faut consulter un médecin de sport qui vous fera faire tous les examens nécessaires (radio, scientigraphie …).
    Ne pas prendre le départ d’une course n’est pas dramatique il ya en des milliers d’autres . Votre fierté et détermination ne doit pas mettre votre intégrité physique.

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  2. Bonjour,

    La douleur que vous décrivez peut ressembler aux douleurs décrites par les coureurs à pied qui déclenchent une périostite. Il s’agit d’une souffrance osseuse en relation avec les impacts au sol et les ondes de choc que le squelette doit amortir. Ces périostites sont très nettement améliorées par la course sur terrains souples comme les pelouses, les chemins ou les sous-bois. Le fait que vous ayez pu courir un trail sans douleurs après 15 jours de repos est rassurant. Cette périostite ne semble pas grave à priori. Mais il est important d’éviter de courir sur le bitume à l’entraînement pour ne pas aggraver les symptômes.

    Le choix des chaussures est évidemment essentiel car en vieillissant ces chaussures perdent toutes leurs qualités concernant l’amortissement. Vous avez changé de chaussures, c’est parfait pour un début… Je vous conseille, après chaque entraînement, de bien étirer les muscles de la jambe en vous mettant en équilibre sur une marche et en descendant tout le poids du corps sur le talon. Je vous conseille aussi de glacer la zone douloureuse pendant 20 minutes.

    Prenez le départ de votre semi-marathon mais si les douleurs deviennent trop intenses loin de l’arrivée, n’ayez aucune pudeur à abandonner. Lorsque les coureurs forcent sur les périostites, ces dernières peuvent rapidement se transformer en fractures de fatigue. Et dans ce cas, c’est quatre à six mois d’arrêt de la course à pied !

    A la suite de votre semi-marathon, il serait intéressant que vous consultiez un podologue spécialisé dans le sport. Ce podologue analysera votre foulée sur un tapis roulant et, en cas d’anomalies, mettra en place des semelles adaptées à votre pied.

    Bon courage

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  3. Merci à vous pour ces réponses.

    Je suis passée à la pharmacie quelques jours avant mon semi-marathon, on m’a conseillé d’acheter un anti-inflammatoire, un anti-douleur et une bande cohéban, ce que j’ai fais. Le Jour-J, aucune douleur, j’ai réussit mon semi. J’ai fais une pause d’une semaine ensuite. Lors de ma reprise, ma douleur est aussitôt revenue sur le bitume, j’ai donc décidé de courir dans les bois et jusqu’à présent tout vas bien.

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