Sportifs : on mange quoi pendant les Fêtes de Noël ?

Osez sortir des sentiers battus

Vous êtes sportif/ve et vous êtes aux fourneaux pour les Fêtes de fin d’année ? Déclencher « l’opération plaisir » n’empêche pas d’utiliser certains stratèges que vous livre Corinne Peirano, diététicienne et ultra fondeuse.

repas de Noel

Avant toute chose, pour recevoir vos convives en toute sérénité, Corinne Peirano rappelle des principes de base : il vaut mieux « ne pas faire ses courses le ventre vide. Et bien réfléchir aux quantités à l’avance. Ca évite de voir trop grand, et c’est mieux pour le budget ! ».

Apéritif

C’est le principal piège du repas ! A choisir, on préfèrera les verrines, veloutés, dips de légumes pour changer des toasts, pâtes feuilletées ou encore cacahuètes et autres noix de cajou. « Et pourquoi pas des mini blinis avec des œufs de poissons ou du saumon fumé », propose la diététicienne. Osez aussi « les aromates : aneth, coriande, persil, ciboulette, lâchez-vous ! ».

Entrée

« Rien ne vous empêche de passer directement au plat si vous avez fait un apéritif conséquent », souligne Corinne Peirano. Mais si l’entrée est pour vous un passage obligé, faites-vous plaisir avec des classiques. Le foie gras, par exemple. Mais ne forcez pas trop sur le nombre de tranches (une, c’est bien !) et proposez-le « avec du pain d’épices, plutôt que des toasts, ou encore une compotée de pommes ou poires »… tout en gardant à l’esprit que « les accompagnements rajoutent des calories ».

Autre solution traditionnelle : les fruits de mer et crustacés. Sportifs, sportives, savourez-les ! Huîtres, coquilles Saint-Jacques, tourteaux, gambas, etc… sont chargés en fer, minéraux, anti oxydants, zinc et sélénium : « C’est tout bon pour le coureur ! », explique tout sourire Corinne Peirano. « Le piège, ce sont les associations, avec le pain, le beurre, la mayonnaise. Limitez-les. Du citron, du vinaigre avec des échalotes, c’est aussi très sympa ! Ou pourquoi pas des huîtres gratinées au Champagne ? »

Le trou normand, ça aide à digérer ?

Que celui qui n’a jamais entendu cette phrase lève la main. Hé bien, non, Corinne Peirano est formelle : le trou normand n’aide pas à digérer ! « Au contraire, il donne plus de travail à votre organisme. Le sucre, associé à l’alcool et au froid (de la glace) qui est un analgésique vont en fait dilater la poche de votre estomac qui va donc pour pouvoir stocker plus sans que vous vous sentiez gêné. D’où cette impression qu’il vous aide à digérer ». Impression erronée.

Plat principal

« Poissons maigres type turbot, lotte ou sole, dinde, pintade ou chapon, sont de belles options. Vous pouvez les servir avec des légumes sautés. Pensez aux légumes anciens types crosnes. Egalement à une purée de cèleri ou de rave ».

Quant aux volailles, la diététicienne rappelle que « l’oie est grasse, avec 10 à 12% de graisse. Evitez de manger la peau et proposez la rôtie. La dinde est moins grasse. Idem pour la pintade ou le chapon. Si vous choisissez de proposez une volaille farcie, faites par exemple votre farce avec des fruits secs, des marrons, des herbes, des épices, du pain de mie ».

Et en accompagnement : « Changez des pommes de terre que l’on décline à tout-va, pensez aux châtaignes qui ont un index glycémique plus bas,  à des endives braisées ou encore à un gratin de potimarron. Dans ce cas, jouez avec les épices : curcuma, gingembre, etc… ».

Le fromage

Si vous succombez à l’appel du plateau de fromages, un conseil : « Faire des choix ! Le piège c’est de prendre un peu de tout. Ou alors, il faut avoir le compas dans l’œil et ne prendre qu’une lichette ! ». Quant à la sélection des fromages qui composeront votre plateau, retenez que les fromages de chèvres sont les moins gras.

Le dessert

Bien sûr, « on ne peut pas zapper la bûche », mais on la préfèrera aux fruits plutôt qu’à la crème au beurre si l’on veut éviter « d’exploser le baromètre graisse ».

Rien ne vous empêche, aussi, de proposer par exemple une salade d’orange « sexy, glamour, avec fleur d’oranger, badiane, bâton de cannelle, le tout parsemé de quelques pistaches émondées natures ».

Et l’alcool dans tout ça ?

La règle de base, c’est d’éviter les mélanges. « On peut très bien faire tout le repas au Champagne », note Corinne Peirano. Un Champagne que l’on préfèrera « brut que doux. Même chose pour le cidre, d’ailleurs, si certains sont tentés ! »

Si vous optez pour le vin, « pourquoi ne pas le garder pour le repas ? Et en apéritif, attention au cocktail, souvent très sucrés. Proposez des jus de légumes festifs, hauts en couleurs. Essayez par exemple de mélanger jus de fruit et basilic, ou l’association cèleri/tomate/tabasco ». L’innovation et l’audace peuvent être vos alliés durant l’apéritif.

Enfin, sachez que « le corps peut supporter quatre verres d’alcool. Au-delà, il le considère comme un apport massif et déclenche l’artillerie lourde pour le gérer ». En clair : « beaucoup de coureurs aiment bien aller faire un footing un lendemain de Fêtes. Si vous ne voulez pas être nauséeux, migraineux et patraque, méfiez-vous… Et buvez un verre d’eau pour un verre d’alcool ! ». Il va donc de soi que vous n’oublierez pas la bouteille (ou le pichet) d’eau sur votre table ! Vos convives ne s’en porteront que mieux. Et vous aussi !

Joyeuses fêtes à tous !

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