Luttons contre la prise de poids

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Lutte contre le poids

L’âge, tout comme la consommation de tabac et d’alcool ou un état de stress prolongé, peuvent engendrer des phénomènes de surcharge pondérale.

Une valeur de tour de taille supérieure à 102 cm chez l’homme, 88 chez la femme correspond à une quantité de graisse justifiant des mesures en particulier diététiques et sportives.

La surcharge pondérale thoraco-abdominale : Un phénomène qui nous concerne tous.

Avec l’âge, la proportion de graisse intra-abdominale augmente de façon importante et ce phénomène est accéléré chez la femme après la ménopause. Une étude canadienne (health survey) a montré une augmentation de l’indice de masse corporelle (IMC = P/T2) ainsi qu’une augmentation de la localisation abdominale de la graisse, cette tendance étant plus forte chez l’homme que chez la femme.

Cependant, l’âge n’est pas le seul facteur à prendre en compte. Les conditions sociales sont aussi un facteur important de surcharge pondérale.  Lorsque les individus sont exposés à des conditions sociales déprimantes ou anxiogènes avec du stress répété associé à des habitudes tabagiques et / ou de prise d’alccol régulière et n’exprimant pas leur difficulté(s).  il en découlerait une augmentation hormonale naturelle à type de cortisone provoquant une répartition graisseuse au niveau du ventre, du buste et des épaules.

Le Docteur J-P DESPRES a évoqué une hypothèse « Cette surcharge pondérale thoraco-abdominale serait accentuée par la diminution de l’exercice physique« . On peut citer pour renforcer cette hypothèse, l’exemple d’un travail japonais sur les sumotoris. Ces sportifs très particuliers dont l’apport calorique peut atteindre 7000 Calories par jour ont une nette augmentation de leur tissu musculaire, accompagnée d’une augmentation très importante du tissu graisseux sous-cutané alors qu’il n’existe pas d’excès de masse grasse intra-abdominale. À l’arrêt de leur activité physique, on note une diminution du poids mais avec une modification de la distribution du tissu graisseux avec un dépôt important de la graisse viscérale intra-abdominale.

En dehors de son aspect inesthétique pourquoi doit-on s’inquiéter de l’émergence de cette prise de poids intra-abdominale ?

Quand le tour de taille dépasse 102 cm chez l’homme et 88 cm chez la femme, cela expose l’individu au syndrome polymétabolique (SPM) qui concerne déjà près de 50 millions d’américains. Ce syndrome s’accompagne d’une élévation de la pression artérielle, d’une intolérance au glucose ou d’un diabète, d’une dyslipidémie (augmentation des triglycérides et, ou du cholestérol).

Toutes ces pathologies augmentant de façon importante le risque de survenues de maladies coronariennes ou cardio-vasculaires en général.

Ce syndrome polymétabolique a été décrit il y a près de 50 ans en France, par le Professeur Jean VAGUE, et depuis toutes les études statistiques renforcent les premières constatations de notre métabolicien français.

On sait maintenant que la prévalence du Syndrome Polymétabolique est remarquablement élevée et augmente systématiquement avec l’âge. Ce syndrome est plus fréquent chez l’homme et constitue un risque cardio-vasculaire majeur.

On sait également que l’accroissement de cette pathologie est lié au changement de mode de vie où la sédentarité a facilité la prise de poids. Ce syndrome polymétabolique s’observe en effet chez des sujets sédentaires avec un excès de poids même modéré, mais qui concerne la graisse viscérale intra-abdominale donnant une répartition graisseuse de type androïde (touchant le ventre, le thorax et la partie supérieure des épaules).

C’est ainsi que l’on peut conclure que :

Une valeur de tour de taille supérieure à 102 cm chez l’homme, 88 chez la femme correspond à une quantité de graisse viscérale justifiant des mesures thérapeutiques en particulier diététiques et sportives. En présence d’un autre facteur de risque cardio-vasculaire (hypertension, diabète, dyslipidémie) ce seuil doit être abaissé à 94 chez l’homme et 80 chez la femme.

La perte de poids et la pratique de l’exercice physique, permettent de diminuer les risques cardio-vasculaires de ce syndrome polymétabolique.

Une perte de poids même modérée, de quelques kilos parfois, même si cela est à peine visible sur le plan vestimentaire, peut suffire à améliorer le pronostic du SPM.

Lorsqu’un sujet perd du poids, c’est d’abord aux dépens de sa graisse péri viscérale et cela d’autant plus qu’elle est plus abondante.

Le tissu adipeux blanc n’est pas un réservoir inerte de graisses

Il y a dans le tissu adipeux en fonction de sa localisation, des catécholamines (noradrénaline et adrénaline) que l’on peut considérer comme des hormones du stress. Mais ces catécholamines possèdent des récepteurs aux propriétés différentes sur les cellules adipeuses. Les bêtas récepteurs activant la fonte des graisses et les alphas récepteurs l’inhibant. Et c’est dans le tissu adipeux intra-abdominal que l’on retrouve le plus grand nombre de bêtas récepteurs alors que c’est au niveau sous cutané, riche en alphas récepteurs que la mobilisation des graisses sera difficile.

Voilà pourquoi l’activité physique a plus d’impact sur la graisse intra-abdominale que sur la graisse sous-cutanée. En termes esthétiques, elle fait perdre plus le ventre que les cuisses.

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