Les journées européennes de l’Obésité, le vendredi 24 mai et le samedi 25 mai 2013

Deux jours pour reprendre sa santé en main et encourager la prise de conscience collective

image-300x225

Qu’est ce que l’obésité ?

L’obésité est définie comme « un excès de poids par augmentation de la masse du tissu adipeux »Grave problème de santé publique car à l’origine de nombreuses complications, elle entraîne une surmortalité et touche des personnes de plus en plus jeunes. C’est devenu un enjeu de santé public, un enjeu mondial. 

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a défini les catégories en fonction de leur Indice de Masse Corporelle (IMC) selon la formule suivante :

IMC = Poids (en kg) / Taille² (en m²)

Classification  
Maigreur < 18,5
Normal 18,5 – 24,9
Surpoids 25,0 – 29,9
Obésité Modérées 30,0 – 34,9
Obésité Sévère 35,0 – 39,9
Obésité Massive > 40

Selon toutes les études, en plus des conséquences physiques, l’obésité a des conséquences psychologiques et sociétales considérables puisqu’elle doit faire face à une stigmatisation permanente. « L’inconscient collectif présuppose que la personne obèse est moins intelligente, manque de volonté et est incapable de se contrôler. »

Véhiculé par la mode, la publicité ou les médias, le lobby de la minceur et la chasse au moindre bourrelet sont devenus à tel point culpabilisant qu’une personne s’habillant en 40 ou 42 a l’impression de porter du XXL. Une étude 2012 de l’Inserm (Institut de la Santé et de la Recherche Médicale) réalisée en France  a démontré que sept femmes sur dix et un homme sur deux souhaiteraient perdre du poids. Pour 49,6% des sondés, cela leur permettrait de «se sentir mieux dans leur peau», tandis que seulement 11,8% évoquent des «problèmes de santé».  De plus 30% des femmes interrogées disent avoir déjà essayé cinq régimes dans leur vie et 9% en ont déjà fait plus de dix. Un comportement qui a franchi les portes du lycée, puisque 48% des élèves de corpulence normale jugent nécessaire de perdre quelques kilos. Autre sujet de préoccupation : l’inégalité de la population face à la prise de poids. L’enquête ObEpi Roche montre qu’un quart de la population dont le revenu mensuel est inférieur à 900€ souffre d’obésité contre seulement 7% chez les personnes qui touchent un salaire supérieur à 5.300€. 

Mais attention car si le phénomène régime continu de survivre, près de 80% des personnes ayant fait un régime reprennent leurs kilos voire plus. C’est le phénomène yo-yo.

Les journées européennes pour dit non aux diktats

Les journées européennes de l’obésité ont donc pour objectif t de pointer les effets pervers de certains régimes et d’inciter le public à devenir acteur de sa santé. Plutôt que d’opter pour une alimentation basée sur des interdits, il est préférable de faire confiance à une équipe médicale afin de procéder à un rééquilibrage alimentaire adapté à votre métabolisme, aux contexte familial, environnementale, professionnel, etc….

En France, les journées européennes de l’Obésité sont prises en charge par le collectif national des associations d’Obèses (CNAO, www.cnao.fr).

Les mots d’ordre 2103 ?

Stop aux régimes restrictifs qui suppriment le plaisir !

Stop aux couleurs sombres des vêtements comme si les couleurs n’étaient pas autorisées !

Stop aux discriminations sociales, scolaires, professionnelles !

Le programme de ces journées est divisé en deux parties. Ainsi le vendredi 24 mai 2013 sera consacré à la prévention avec de nombreux centres médicaux qui proposeront dans toute la France des conférence animées par des nutritionnistes, des chirurgiens, des psychologies et des professeurs d’éducations physiques. Le samedi 25 mai, place à des manifestations et des actions (activités sportives, piques niques, ateliers cuisine, calcul de l’indice de masse corporelle (IMC)…). Enfin, sur les deux jours, de nombreux centre hospitaliers proposeront des bilan santé. Pour connaitre toutes les animations, rendez-vous sur www.jean-cnao.fr

Pour rappel, 500 millions de personnes dans le monde sont touchés par l’obésité. C’est dorénavant la cinquième cause de mortalité.

Réagissez