J’en ai marre du sucré en course…. Que faire ?

Sur les épreuves longues, il n'est pas rare d'être écœuré par le sucré après quelques heures de course. Notre diététicienne-nutritionniste, Corinne Peirano, vous apporte une solution.

6000 D - La Plagne, les ravitaillements

La réussite d’une course repose en partie sur la fourniture d’énergie durant celle-ci, au travers d’un ravitaillement régulier, parce qu’il est essentiel d’éviter l’hypoglycémie, source de contre-performances. Marre du sucré ? Que faire…

Ecœurement, rejet du sucré
Il peut arriver qu’à un stade avancé de l’épreuve, vous ayez un rejet complet du sucré, une overdose et que vous soyez alors à la limite de la nausée à la seule vue d’une pâte de fruit. Et pourtant, un apport glucidique reste indispensable à la performance. Quel aliment ou boisson pourrait prendre le relais…
En d’autres termes, que manger lorsque le sucré ne passe plus ?
Posez-vous la question : vous auriez envie de quoi ? Certains coureurs répondent « je mangerais bien du fromage avec un morceau de pain, ou du saucisson ou des biscuits apéritif mais je ne sais pas si je fais bien ». Ecoutez vos envies dans la mesure où celles-ci ne vous causent aucun tort de nature digestive à l’effort. Vous pouvez donc alterner le sucré avec le salé dans une fréquence régulière en n’omettant pas toutefois de vous hydrater. Les aliments contenant du sel, outre qu’ils fournissent les glucides recherchés pour le maintien de la glycémie, permettent de compenser en outre les pertes minérales dues à l’évaporation de la sueur au cours de l’effort.

Marathoniens, quels aliments salés ?
Sur des compétitions de type marathon où l’allure spécifique ne permet pas toujours de s’alimenter avec des solides, vous trouverez rarement des aliments salés sur les ravitaillements bien que l’écœurement du sucré soit également ressenti sur cette distance. Pour y remédier, vous pouvez adopter comme solution, les gels énergétiques salés. A condition toutefois de bien les tolérer. Les saveurs relativement agréables – goût cacahuète ou tomate ou encore caramel au beurre salé – vous aideront à combattre cette saturation de sucre. Vous pouvez entre outre alterner, une soupe ou un bouillon énergétique proposés par les marques, avec de l’eau et les aliments sucrés habituels du marathonien (boissons à base de glucose, gels et barres énergétiques, dattes, raisins, bananes, figues sèches, morceaux de sucre…) ou taper dans la musette du trailer (voir ci-dessous) si le cœur vous en dit et que votre allure de course le permet.

Route ou trails, on mange quoi ?
Sur les longues distances version route et trail, l’apport de salé peut se faire concrètement par des barres au goût pizza ou fromage (sélectionnez votre saveur préférée parmi les gammes existant sur le marché) ou bien des Boissons de l’Effort de type bouillons de légumes énergétiques. Vous pouvez favoriser les aliments traditionnels, retrouvés sur les ravitaillements officiels ou prévus dans votre réserve personnelle, comme des soupes ou potages de pâtes, des mini sandwichs, du pain accompagné de tapenade, de rondelles de saucisson, de viande séchée ou encore de fromage ou bien des noix de cajou ou amandes salées. Je recommande particulièrement les bretzels plutôt digestes car pauvre en matières grasses. Ces aliments du quotidien deviennent une solution idéale pour rompre avec la lassitude du sucré tout en poursuivant la fourniture d’énergie recherchée car ils contiennent presque tous des glucides.

Le dernier conseil, valable pour tous, est de tester à l’entraînement ou sur une course mineure cette alternative au sucré. La vidange gastrique durant l’activité physique étant très sensible à la densité énergétique d’un aliment, il est préférable de vérifier votre tolérance digestive

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