C’est quoi l’équilibre acido-basique ?

Voici un terme bien souvent utilisé par les spécialistes de la diététique. Il n'est pas si simple pour autant de savoir de quoi il s'agit exactement. Les explications de Corinne Peirano, diététicienne-nutritionniste et traileuse.

Le marché des légumes

L’équilibre acido-basique repose sur un grand principe de santé. L’organisme a en effet un besoin vital de maintenir le sang à un équilibre autour de 7,4  (le pH ou potentiel hydrogène permet de mesurer le taux d’acidité ou d’alcalinité). Le sang est donc légèrement alcalin car > 7, tandis que l’intérieur des cellules est lui quelque peu acide, pH d’environ 6,3.

Les causes de déséquilibres

Notre organisme produit naturellement des acides. Acides produit par le foie ou issus du tissu adipeux, carbonique provenant de l’utilisation de nos filières énergétiques, ou lactique fabriqué par les muscles et les globules rouges… acides urique, phosphorique et sulfurique (venant des protéines animales) auxquels s’ajoutent les protons du cycle de l’urée. Il existe les acides forts précités et les faibles existant dans le monde végétal, pour la plupart inoffensifs.

Mais, on s’aperçoit que rapidement, un déséquilibre peut s’installer et s’intensifier avec le temps. Même si l’organisme tend à le corriger au plus vite pour maintenir le sang dans les zones de vie – un pH < 7 étant synonyme de coma.

Les systèmes tampons contre les acides

Pour stabiliser le pH, les systèmes tampons sont sollicités de façon adaptative et immédiate. Ils proviennent du sang, des poumons et des reins, et par la suite des os, des dents, des muscles pour fournir les sels minéraux alcalins et contrer les acides. Tout excès de ces derniers aboutit à un état général appelé acidose. Causée par une baisse des bicarbonates par exemple en cas de diarrhée importante, induit par un coma diabétique ou une insuffisance rénale, déclenché par des intoxications aux polluants ou métaux lourds ou respiratoire si le CO2 n’est pas correctement éliminé ou entraînant des blessures à répétitions chez le sportif (crampes, tendinites, usure du cartilage, difficulté de récupération, fatigue chronique…). La régulation se fait au détriment de la santé à long terme avec un travail permanent d’élimination par le collagène, la respiration, la transpiration, les urines.

Tout est question d’équilibre…

On peut donner un coup de pouce aux systèmes tampons, en adaptant ses habitudes alimentaires, en lâchant prise face au stress rencontré au quotidien dont les répercussions physiologiques s’ajoutent lorsque l’on est sportif à un autre type de perturbations, le stress oxydatif.

Et en respectant la règle suivante : pour un aliment acidifiant, consommer deux aliments alcalinisants. Globalement, les fruits et les légumes, les amandes, les eaux minérales riches en bicarbonates sont alcalinisants. Tandis que le sel (chlorure de sodium), les  protéines animales (viandes, poissons, œufs), les céréales et légumes secs (sauf haricots), les sodas, les aliments raffinés, les matières grasses (sauf huile = neutre), les produits laitiers (excepté le lait = alcalin) sont acidifiants.

Recommandations : au moins 500 g de légumes et 3 à 4 fruits par jour (de saison, frais, crus, cuits, surgelés, conserve), tout légumes et fruits.

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