Comment s’habiller à vélo ?

Un simple coup d’œil aux foules cyclistes sur nos routes montre à quel point en termes de stylisme, les rouleurs ont des habitudes plus ou moins variées. Pour savoir comment s’habiller à vélo, en confort et en efficacité, notions de base avec les équipes des magasins LePape.

Gore Bike Wear

Les jambes 

Le cuissard est impératif. On voit encore souvent des cyclistes pédaler vêtus de shorts peu adaptés. Le choix du confort est primordial. Bien trop fréquemment, on entend des pratiquants accuser la selle de maux qu’un meilleur choix de cuissard aurait évités. Un cuissard, il convient de l’essayer. Les tailles, comme dans toute l’industrie du vêtement, variant d’un fabricant à l’autre, il est recommandé de s’assurer que des bretelles finalement trop serrées ne vont pas lacérer les épaules.
Il existe également des cuissards minimalistes, sans bretelles. Cela convient très bien aux pratiquants occasionnels, à l’usage loisirs. Mais dès qu’on allonge la distance et que la pratique devient un tant soit peu sportive et régulière, l’achat d’un cuissard complet s’impose.
Rappelons également qu’avec un cuissard, on ne porte pas de sous-vêtements. Non seulement une peau de chamois (qui n’est plus fabriqué à base des peaux de ces pauvres bêtes depuis longtemps) remplit ce rôle avec une densité différente selon les conforts souhaités et les distances envisagées, mais ajouter un slip ou un caleçon au cuissard risque de créer des blessures par frottement.
Les cuissards existent en versions jambes longues pour l’hiver et courtes pour l’été. Pour le choix entre long et court, on dit qu’on ne porte que du court au-dessus de 20 degrés, qu’entre 10 et 20 c’est une affaire de sensibilité personnelle et qu’en dessous de 10 tout se porte long.

Le haut

Quand les premières journées automnales apparaissent,  le cycliste commence à ajouter des couches. Mais attention à ne pas superposer n’importe quoi, un T-Shirt en coton ou même de la laine comme cela se pratiquait jadis, va surtout conserver l’humidité sur le corps et refroidir davantage l’organisme. Une convenable addition de couche se conçoit ainsi : une première couche respiratoire, comme un maillot de corps à mailles sur la peau, est parfaite. On ajoute ensuite un maillot, long ou court, selon les températures et sa propre sensibilité. En troisième, on porte une veste contenant éventuellement des matières comme la membrane windstopper, qui va surtout stopper le froid apporté par les vents. Il existe différents types de vestes pour pédaler par tous les temps : sur les routes d’entraînements cyclistes franciliennes par exemple, on peut voir, quand le gel n’est pas de la partie, des acharnés s’entraîner par moins 10, grâce notamment au gore-tex. Enfin, on peut ajouter en cas de précipitation, un produit pluie, léger et dont la respirabilité sera un critère essentiel.

Manchettes et jambières

Comme on l’entend souvent ma pauvre dame, y’a plus de saisons. Aux alentours des 10 degrés, à mi saison, il suffit parfois de pédaler une demie-heure pour que les conditions climatiques évoluent rapidement. La solution des manchettes et jambières est à considérer : faciles à mettre, elles sont amovibles et peuvent –même sur certains modèles de jambières – se retirer en roulant.

La tête

Certes, le casque est obligatoire en compétition et plus que recommandé dans tous les autres cas. Mais parfois, il n’est pas inutile d’agrémenter ce couvre-chef. Pour mieux isoler du froid et précipitations, le cycliste hivernal ne sera pas déçu d‘utiliser un sous-casque en néoprène. Des casquettes d’été isolantes ne sont pas un luxe sous le soleil de plomb des routes estivales.

Les mains

On l’oublie souvent, mais le cycliste se sert de ses mains dans son mouvement de pédalée et il convient aussi d’équiper ses mimines. Il existe bien évidemment pour l’hiver les mêmes catégories de textiles protecteurs adaptées aux différentes températures. On peut également s’équiper pour les grands froids de sous gants en soie. Attention là aussi à ne pas empiler les couches qui risqueraient d’entraver les mouvements et la circulation sanguine. On n’oublie pas non plus les mitaines d’été : d’abord le frottement de la peau contre le guidon au gré des mouvements peut provoquer des brûlures et des ampoules. Et puis il n’est pas inutile de le répéter : en cas de chute, un cycliste a souvent le réflexe de poser sa main en premier au sol. Le gant sert ainsi de première protection contre les brûlures et les éraflures qui pourraient être causées.

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