Pourquoi faut-il varier ses parcours d’entraînement?

La routine est l’ennemi de la progression. Pour garder le plaisir de courir et améliorer ses entraînements, il faut changer de terrains d'entraînement et d'allure de course !

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Varier ses parcours n’est bien évidemment pas une obligation car les contingences environnementales (lieu d’habitation, contraintes horaires, temps disponible) s’imposent souvent et ne permettent pas au coureur de changer de lieu d’entraînement et de parcours. Mais si on dispose d’un peu de temps, alors il faut bien sûr en profiter.

Dans un premier il faut faire l’inventaire des possibilités (du plus proche vers la périphérie) : quels sont les endroits où je pourrais aller courir près de mon lieu d’habitation ou de mon lieu de travail ?

Y a-t-il :

  • Un parc avec des chemins
  • Une zone sportive comprenant de nombreux terrains de sports
  • Une piste cyclable
  • Un stade avec piste d’athlétisme accessible
  • Des côtes ou des montées
  • Un chemin de halage (le long de canaux)
  • Une forêt
  • Des routes peu fréquentées et éclairées la nuit
  • ….

Et à combien de minutes (en courant ou en voiture)  se situent ces endroits ?
Une fois cet inventaire réalisé (et vous verrez que bien souvent les possibilités sont plus nombreuses que vous ne l’aviez imaginé) la programmation des entraînements dans ces différents endroits peut être établie.

Il est intéressant pour un coureur de disposer d’un parcours bien étalonné pour pouvoir faire régulièrement un certain nombre de séances et procéder à des tests ou contrôles d’allure. Mais courir toujours sur le même parcours peut s’avérer néfaste à une progression car très vite en faisant toujours le même parcours, à la même vitesse, sur la même distance, vous allez vous heurter à ce que l’on appelle «  la barrière de vitesse ».

On y a certes des repères (kilométrage et allure) mais ces références (temps de passage) peuvent avoir une conséquence psychologique négative car deux cas peuvent se présenter :

  • Battre tous les jours son temps record (ce qui n’est pas bon au niveau de la charge)
  • Courir toujours au même rythme et ne plus solliciter son organisme de manière suffisante pour créer une adaptation

Tout en créant une monotonie peu favorable à la motivation.

Alors changer de parcours va vous obliger :

  • A ne pas vous habituer à courir toujours au même rythme
  • A alterner les distances d’entraînement

Il y a une chose que les coureurs et coureuses oublient régulièrement : la clef de l’entraînement est la variabilité ! Ceci est fondé sur le principe de l’adaptation biologique puisque c ‘est la charge de travail (durée, intensité, densité) qui va produire les effets adaptatifs de l’organisme.

Courir toujours à la même vitesse sur une distance quasi identique ne créera plus cet effet d’adaptation à la charge. En clair votre organisme s’est habitué et ne réagit plus à l’excitation. Or créer un déséquilibre physiologique pour avoir une adaptation à un niveau supérieur est indispensable pour progresser.

Alors vive la variabilité !

Je constate aussi parfois, que des lieux d’entraînement possèdent des zones particulièrement adaptées pour créer à volonté des parcours et des séances originales alors que beaucoup de coureurs restent cantonnés à une seule zone. Je prends l’exemple du parc de Sceaux en banlieue parisienne qui offre une palette incroyable de sols, dénivelés de différentes sortes (raidillons, côtes , faux plats ) … et pourtant une grande majorité de coureurs se contente de tourner autour du plan d’eau. Quel dommage !

Alors n’hésitez pas à sortir de votre routine, explorez votre environnement, laissez vous guider par ce que vous propose la nature et jouez avec ces ingrédients pour changer d’allure, accélérer, sprinter. Les mouvements de terrain joueront un rôle naturel de sollicitation cardio-pulmonaire alors ne les évitez pas mais profitez-en pour varier vos séances.

La variabilité vous fera progresser, ne l’oubliez pas.

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