Existe-t-il un intérêt à se refroidir pour performer en ambiance tempérée ?

Spontanément, la réponse semble évidente… et négative. D’ailleurs, il est peu commun d’observer des sportifs employer des stratégies de refroidissement quand la température ne dépasse pas les 25°C. Mais cela arrive parfois. Car c’est dans cette individualité que semble reposer la nécessité – ou l’absence de nécessité – d’user de telles interventions.

sportif chaud boire

Se refroidir… une nécessité en ambiance tempérée ?

La réponse va surtout s’exprimer au regard de la performance – la composante « santé » n’étant en effet pas expressément exposée dans ce type de contexte. Mais si les repères de performance vous manquent pour objectiver l’utilité de se rafraîchir par une course à 20°C, des repères simples permettant de se décider peuvent renvoyer à la couleur de vos urines, une pesée pré-post exercice, une soif prononcée… des repères révélateurs d’une potentielle déshydratation. Une fréquence cardiaque et un inconfort thermique (sensation de chaud, rougeur, maux de tête, etc.) inhabituellement hauts à l’exercice peuvent aussi vous renseigner sur une température centrale particulièrement haute.

Au-delà, sans même avoir à rester alerte vis-à-vis de ces symptômes, vous pouvez aussi simplement opter pour une veste de froid, une boisson rafraîchissante, une serviette humide sur la nuque ou le front si l’emploi vous en chante, simplement. La perception agréable de l’outil doit se suffire à elle-même, constituant en effet un paramètre important de la performance. Alors, quand bien même vous estimeriez ne pas souffrir d’une surchauffe lorsque les températures ne s’envolent pas, expérimentez et … adoptez ?

Sur des problématiques ambigües où la réponse semble délicate à trancher, une approche individuelle apparaît souvent constituer la solution. Alors que l’intensité importante d’un stress donné (la chaleur, la déplétion énergétique, les courbatures, etc.) fait en effet généralement pencher la balance en faveur de l’emploi d’une stratégie particulière, c’est davantage dans le caractère personnel de la réponse que se situe la nécessité d’user d’un outil lorsque ce stresseur reste relatif.

A titre d’exemple, songez que des performances comparables sont obtenues chez des athlètes pouvant dépasser les 41°C de température interne alors que d’autres tutoient difficilement les 39°C. Pour des chronos similaires, les différences physiologiques individuelles nous rappellent ainsi qu’il peut alors devenir intéressant de privilégier certaines stratégies plus que d’autres.

Cyril SCHMIT et @AUBRYANAEL

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