Etes-vous prêt pour le trail ?

Vous souhaitez goûter au trail, mais vous êtes-vous posé les bonnes questions ?

Etes vous prêt pour le trail ?

Ces dernières années, la course en nature ou trail running est apparue dans notre environnement et s’y est fait une place de plus en plus importante.

Il y a encore une vingtaine d’années, seuls quelques allumés couraient dans la colline, sur des sentiers, pour le plaisir d’être en montagne ou, tout au moins, dans la nature et pour ne plus courir, comme tout le monde, après le temps et la performance.

Lorsqu’ils ont franchi le pas et donné naissance à cette discipline (que beaucoup d’autres pratiquaient déjà depuis longtemps sans le savoir), ces pionniers se sont posé des questions. Les mêmes que celles que doit se poser toute personne qui souhaite découvrir le trail running, à savoir :

1. Suis-je vraiment prêt à courir en pleine nature ?

Les magazines véhiculent souvent l’image idyllique d’un coureur au milieu d’un site incroyablement beau, sur un magnifique singletrack (un sentier qui n’est pas suffisamment large pour passer à deux), avec un ciel bleu azur… Mais la nature peut aussi présenter un profil bien moins attrayant : pluie, froid, terrains boueux. Dans ces conditions, une fois rentré chez soi, on est instantanément passé « au Kärcher » tellement notre état est lamentable… C’est aussi ça, le trail running ! Allez-vous apprécier cette facette-là ?

2. Est-ce que j’aime un peu la solitude ?

Lors d’une sortie en pleine nature, on s’éloigne normalement des sentiers battus, de l’environnement citadin. On se retrouve en forêt, en montagne… On ne croise pas forcément grand monde pendant sa sortie. C’est aussi une donnée qu’il faut apprécier, même si, pour rendre l’effort plus agréable, c’est toujours sympa de s’organiser un entraînement entre copains !

3. Ai-je envie d’une plus grande autonomie ?

En compétition, fini les « ravitos » tous les 5 km, les encouragements tous les 15 mètres ! Ne comptez pas non plus sur une arrivée avec votre maillot préféré à peine froissé, encore tout de blanc immaculé, la mèche à peine déplacée. Là, c’est sac à dos ou banane obligatoire, avec la réserve d’eau, les barres énergétiques, la couverture de survie pour certains trails, et des grands moments de solitude durant lesquels on a beau tendre le pouce le long du sentier, personne ne vient vous récupérer après un gros coup de moins bien… Vous n’avez plus qu’à aller au PC course pour vous faire rapatrier !

Bon, j’arrête de prêcher contre ma paroisse, car même si j’essaye bien de vous montrer le revers de la discipline, le trail running, c’est un peu comme la potion magique pour Obélix : une fois tombé dedans, on devient vite accro…

Car le trail c’est surtout beaucoup de plaisirs :

- Plus de chrono, ou presque ;
- Un environnement qui change à chaque entraînement ;
- Des rencontres avec des gens animés par la même recherche ;
- Une réelle solidarité dans la pratique ;
- Un état d’esprit encore très sympathique même dans l’élite ;
- Plus ou peu de séances autour du stade ! Une séance de fartleck en pleine forêt, voilà comment je travaille ma vitesse !
- Des rencontres nature avec, au détour d’un sentier, un animal : la faune que l’on surprend et qui, tout aussi interloquée que vous, va  rester plantée là, à quelques mètres de vous.
- Une discipline multigénérationnelle ! Regardez ce gamin espagnol, Kilian Jornet, qui gagne deux fois l’UTMB à 21 ans ! Et avant « le gamin », Marco Olmo, l’Italien. Il avait 59 ans lors de sa dernière victoire à l’UTMB ! Ça aurait pu être son grand-père… Comme quoi, il nous reste de très belles années dans la discipline.

Alors, toujours tenté ?

… Oui, car plus rien ne vous retient !

2 réaction à cet article

  1. Bonjour
    Très bon article où les conseils dépassent le cadre du sport et sont plus axés sur l’état d’esprit.
    J’ai une petite anecdote : Un ami qui valait les 2h50 au marathon s’est remis à la course à pied après 15 ans d’arrêt. Il est venu, avec moi, au trail (marathon du mont blanc) mais très vite la vitesse lui manquait… AUjourd’hui il est reparti sur bitume avec un premier marathon de sa nouvelle carrière ce WE… (Lyon).
    Voilà aussi une différence majeure, en trail, on ne cherche pas ou plus la vitesse… et les adeptes de la « Course » peuvent se lasser assez vite…
    Mais évidemment ce n’est qu’un exemple qui peut en amener pleins de contraires…

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  2. tres bon conseil de la part du site lepape jai fait mon premier trail se week end 26km et 1000+ en 3H20 jai adore jai repris le running sur route il y a 1an et demie je courrait principalement sur route des 10km en 50m met je trouve que les trail c’est excellent surtout niveaux organisation personnelle jai suivi les conseil du site merci

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