UTMB 2011, les réactions….

Réactions des vainqueurs de l'UTMB, de la CCC et de la TDS 2011.

  • Le podium de l’UTMB (Ultra Trail du Mont-Blanc), 169,90 km, 9700 m de dénivelé positif

vainqueur de l'UTMB 2011 Kilian JornetKilian Jornet, espagnol, vainqueur hommes en 20h36mn43s
« Il y avait vraiment beaucoup de monde sur le parcours. Au départ, avec la météo et le changement de parcours, j’ai voulu rester avec Iker et Miguel. Aller chercher une troisième victoire en solo ne m’aurait rien apporté. J’ai souhaité profiter un peu plus de la course en la partageant avec d’autres coureurs. Ce fut un réel plaisir de courir avec un groupe de quatre de mes amis. Mes compatriotes et Seb (Sébastien Chaigneau, ndlr), avec qui je m’entraîne souvent. On a partagé de très beaux moments, notamment le lever de soleil au col de la Seigne. L’UTMB est une quête intérieure, c’est dur, on finit mal quoi qu’il arrive, partager est un plus. Ce fut très fort de vivre cette aventure avec mes amis. »

Iker Karrera Aranburu, espagnol, deuxième en 20h45mn30s« Ce fut une bonne décision de changer l’horaire. SI on était passés avant, cela aurait été très très dur. C’est ma première course aussi longue, finir comme cela m’incite à continuer sur ce genre de distance avec un tel dénivelé. Pour l’instant, je veux savourer, me reposer et je verrai si je reviens ou pas l’an prochain. A partir d’Argentières, j’ai ralenti, car je ne pouvais pas suivre Kilian sans prendre de risques et, surtout, je voulais protéger ma deuxième place. »

Sébastien Chaigneau, français, troisième en 20h55mn41s
arrivée de Sébastien Chaigneau UTMB 2011« Je suis content. Ça a été un rude combat toute la journée. Une belle sortie en groupe. Kilian Jornet a, quant à lui, fait une bonne séance d’entraînement en nous attendant. Merci à lui. Je dois vous dire qu’il nous attendait : une fois sur un rocher, une autre en refaisant ses lacets ; ensuite, il nous rattrapait tranquillement. Kilian est vraiment au-dessus du lot. Avec la montagne, il ne fait qu’un. Je profite des moments qu’il me laisse avec lui. D’habitude, c’est sur 300 mètres au départ ; là, je suis content, ça a duré plus longtemps. Merci Kilian. Sinon, ce fut une journée avec toutes les saisons. Pluie, neige, glace, soleil et forte chaleur à Martigny. Je tiens à dire à tous les finishers qu’ils réalisent une performance incroyable. Les spectateurs  étaient aussi incroyables. J’aurais aimé partager cette troisième place avec Miguel. Les Salomon’s boys ont fait un sacré travail ! Ce résultat a pour moi une plus grande valeur qu’en 2009 (où il avait fini 2e, ndlr), même si la place est anecdotique, ce qui compte, c’est le plaisir et les vibrations que l’on peut partager avec le public. Et là, ce fut très fort. »

Immergez-vous dans la course grâce au Récit de course de Sébastien Chaigneau

Elisabeth Hawker, française, vainqueur femmes en 25h02mn00s

vainqueur femme UTMB 2011 Elisabeth Hawker

« J’ai participé pour la première fois à l’UTMB en 2005. C’est une course très spéciale, qui se déroule dans une ambiance très à part. L’UTMB est pour moi une épreuve très particulière. C’est toujours un challenge. Durant cette course, je ne savais pas ce qu’il allait se passer Vous devez courir avec courage et humilité, car vous ne savez jamais ce qu’il va se passer, que ce soit au niveau du corps, du mental ou de la météo. Je veux remercier tout le monde, les spectateurs sont incroyables. J’ai rassemblé toutes mes forces, car j’avais mal à la hanche. Merci à tous pour vos encouragements. »

Néré Martinez Urruzola, espagnole, deuxième en 27h55mn34s
« Lizzy est la meilleure coureuse du monde, je savais que je ne pourrais pas la reprendre. Je regardais plutôt derrière moi, j’ai toujours cru qu’on allait me rattraper. Ça a été dur de finir la course. »

Darcy Piceu Africa, nord-américaine, troisième en 28h30mn28s
« C’est ma première participation sur l’UTMB et j’ai été capable de monter sur le podium, après avoir participé à la Hard Rock (course de 161 km et 10000 mètres de dénivelé positif, qui se déroule aux Etats-Unis, ndlr) il y a six semaines. Durant les premiers kilomètres, sur la CCC, j’ai vraiment senti mes jambes et les kilomètres. A partir du 130e km, la machine est repartie. J’étais alors sixième et j’ai repris mes concurrentes. La Hard Rock ressemble plus que je ne le croyais à l’UTMB. »

CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix), 92,20 km, 5100 m de dénivelé positif

Virginie Govignon,  française, vainqueur femmes en 12h47mn11s
«C’est ma première grosse victoire. C’était un rêve. Je monte rapidement les marches dans le monde du trail. J’ai fait ma course, j’étais fatiguée, j’avais mal aux pieds. J’ai du mal à trouver les mots. C’est aussi ma première fois dans une salle de presse, je ne réalise pas. J’ai partagé cette victoire avec beaucoup d’amis et je suis très très émue. »

Absence d’Emmanuel Gault, contraint de rentrer sur Paris.

Sur les traces des ducs de Savoie (TDS), 120,30 km, 7037 m de dénivelé positif

Jolanda Linschooten, néerlandaise, vainqueur femmes en 20h57mn32s
« Cette année, je n’avais pas d’expédition, donc je me suis consacrée à la course à pied. C’est ma passion, courir en montagne à travers des expéditions. Pour la première fois, je me suis uniquement dédiée à la compétition, j’ai pris une année off pour se concentrer et préparer les épreuves. »

Franck Bussière, français, vainqueur hommes en 15h51mn37s
« Passer au trail après dix ans d’aviron en Equipe de France ne fut pas trop difficile, car, en aviron, même si on est parfois en bateau de huit, on s’entraîne seul. J’avais déjà la passion de la montagne lorsque j’ai arrêté ma carrière de haut niveau, à l’âge de 30 ans. J’ai très vite accroché avec le trail et lorsque j’ai commencé, je ne pensais pas entamer une deuxième carrière. Mais voilà, je suis là. »

Photos de l’ Ultra Trail du Mont-Blanc (UTMB) 2011

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