Réactions de la Saintelyon 2011

Qu'ils soient venus pour gagner ou simplement pour tester leurs limites, ils ont tous leur mot à dire sur cette course !

Saintelyon 2011

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Le podium

Erik Clavery, vainqueur de la Saintelyon 2011, 4h54mn44SErik Claverys
« Une grosse émotion. Jusqu’au 40eme ce fut vraiment une grosse lutte, on s’est tiré la bourre… On a multiplié les accélérations, ce fut un va-et-vient avec Thierry. J’accélérais, il revenait, et puis l’inverse. Au 35e il a mis une mine, je me suis accroché mais j’ai décroché et je suis revenu ensuite. Au ravito suivant, j’avais deux minutes d’avance et j’ai continué mon effort sans savoir si ça revenait ou pas derrière. Ensuite j’avais en tête le record de l’épreuve à 4h50 mais je n’avais plus assez de jambes pour aller le chercher. Ce fut une grande année avec mon coup d’éclat et mon titre de champion du monde de trail et là une victoire pour ma première participation. Je tenais à venir ici, la Saintelyon est une course reconnue avec un concept original et ce départ à minuit. La journée est difficile à gérer et il faut prendre le départ alors qu’il est l’heure d’aller se coucher… La première partie du parcours était glissante, je suis tombé deux fois puis j’ai géré mon effort tant bien que mal. Le dénivelé n’est pas important mais la succession de montées et de descentes fait mal aux jambes. Je savais que je pouvais battre Thierry mais je savais aussi que c’était un sacré client. Je me suis donc accroché. L’an prochain je ne pense pas revenir car je compte retourner sur la Diagonale des fous que j’ai remportée il y a trois ans. »

Saintelyon 2011 Emmanuel GaultEmmanuel Gault, deuxième, 5h05mn08s
« Erik a sorti une grosse course. Au début je n’étais pas très bien mais j’ai terminé très fort et je n’ai pas réussi à lui reprendre quoi que ce soit. Vraiment bravo. »

Sylvain Court, troisième, 5h08mn04s Sylvain Court SAINTELYON 2011
« Ce fut long, voire interminable, j’en pouvais plus. C’était tout autre chose que l’an passé où tout était sous la neige. J’ai eu un gros passage à vide au 40e mais j’ai serré les dents et je me suis mis à 100% tout au long du parcours. »

Ils ont couru

saintelyon 2011Fabien Le Corre, 5h50mn08s, SaintExpress, 34 ans, Quimper (29), Chef d’équipe
« Je cours depuis l’âge de 12 ans du cross au marathon. Je me suis mis au trail il y a deux ans un peu par hasard. J’apprécie beaucoup l’ambiance qui est très différente de la route. L’esprit est beaucoup moins axé sur la compétition, on est en lutte contre soit et non contre les autres. C’est ma deuxième participation, j’étais venu l’an passé avec la neige ! C’est aussi dur au final tout en étant complètement différent. C’était tellement magique l’année dernière que j’avais fait abstraction de la douleur ! Je regrette d’avoir pris des chaussures de trail car il y a beaucoup de route quand même. Mais quoi qu’il en soit j’avais comme objectif de mettre moins de 6h, c’est fait ! L’an prochain on verra car je veux me qualifier pour la CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix). Je pense plutôt opter pour un raid en Bretagne. »

Nathalie Lamber SAINTELYON 2011Nathalie Lambert, 9h09mn33s, Saintelyon, 35 ans, Grenoble (38), logisticienne
« Je cours régulièrement depuis des années mais ce n’est que mon deuxième dossard. J’ai fait l’Ardéchois sur 34 km et me voici. Je n’ai jamais couru sur route ça ne me tente pas, il faut dire que mon ami fait aussi beaucoup de trail. C’est lui qui m’a amenée ici, il est resté avec moi tout le long et m’a aidée à contrôler ma course en m’empêchant de m’emballer. Nous nous sommes pas mal entraînés en montagne ce qui fait que j’ai bien géré. Nous sommes arrivés au village à 21 h, puis nous nous sommes préparés mais nous n’avons pas dormi, ni même ne nous sommes allongés. A 23h15 nous avons rejoint la ligne, la pluie n’était pas gênante. C’est vraiment une course agréable car il y a toujours du monde autours de vous, je pensais mettre 11h et je termine en 9h10 alors oui, je peux dire que ça s’est bien passé. »

Philippe Wothke, 9h24mn26s, Saintelyon, 33 ans, Genève (Suisse), service marketingphilippe wothke saintelyon 2011
« Je cours depuis deux ans, j’ai commencé par un semi-marathon et j’ai fait mon premier marathon cette année à New York en 3h57 et j’ai enchaîné avec la Saintelyon. J’avais un peu peur de me retrouver seul dans la course mais il y avait un peloton tellement dense que ce ne fut jamais le cas. En fait, j’ai fait New York avec un copain qui rêvait de le faire et là j’ai des amis dans la région qui étaient tentés par l’aventure… Alors j’ai suivi. Mais à 18 h je ne me sentais vraiment pas bien, quelque chose qui est mal passé, j’ai vomi, ce n’était pas le stress mais bon… De fait, je n’ai jamais su si je serais en mesure de prendre le départ ou de terminer. Du coup, je n’avais aucune pression. Et en course tout s’est bien passé. Nous avons rejoint le départ tranquillement et j’ai pu m’apercevoir que tout le monde se posait les mêmes questions… J’ai adoré le moment où nous avons tous allumés nos lampes, ça m’a rappelé mon ascension du Mont Blanc il y a deux ans. Tout comme ici nous étions en file indienne recherchant notre souffle et nos chemins.  J’ai été très prudent car je n’avais jamais couru une telle distance. J’ai vu que tout le monde marchait dans les montées alors j’ai fait pareil et je termine bien. Je reviendrai mais en attendant mon prochain objectif c’est le marathon de Madrid et j’espère une nouvelle fois New York. Entre les deux, peut-être un peu de trail car c’est vraiment sympa. »

Patrice Huver, 9h27mn32s, 48 ans, Montreuil (93), expert judiciairesaintelyon 2011
« J’ai couru deux marathons de Paris et en juin le marathon du Mont Blanc. J’avais envie de me tester sur la Saintelyon. C’était bien, boueux, collant, mais bien. Le fait de courir la nuit donne une ambiance très particulière. Le temps d’effort est pratiquement équivalent à celui du marathon du Mont Blanc (plus de dénivelé pour moins de kilomètres) et c’est tout aussi dur. Il fallait être très vigilant car c’était super glissant. Il faut dire aussi qu’à 4 heures du matin j’étais encore dans la forêt ! Je me suis obligé à rester concentré en permanence et pourtant je suis tombé deux fois mais avec grâce et souplesse ! Je suis venu avec un ami. On s’est perdu au 10e km et retrouvé au 50e, a priori on n’a jamais été très loin l’un de l’autre. Je retiendrai avant tout, le fait de courir la nuit et l’ambiance que cela engendre. Le silence de la forêt, le lever du jour et les villes éclairées que nous avons traversées. Magique. »

Guillaume Damart, 11h37mn41s, 40 ans, Chozeau (38), consultantsaintelyon 2011
 » C’est ma deuxième Saintelyon, sinon j’ai aussi le marathon du Beaujolais et d’Annecy à mon actif. C’est une course très agréable et même si à l’arrivée on n’a pas envie de revenir, hé bien… on est là. Qu’il y ait de la neige ou pas, c’est dur. Je fais un quart d’heure de moins que l’an dernier mais…. Jusqu’au 50e km j’étais bien mais après…. Lors des 15 derniers km, je n’avais plus d’essence. Je ne me suis pas assez entraîné, résultat : j’explose. Ça ne m’a pas empêché de prendre du plaisir mais je crois que dans deux heures il sera encore plus intense devant une bonne bouteille. »

Thierry Constantinides, 11h50mn21s, 44 ans, Villieu (01), informaticiensaintelyon 2011
« J’étais venu avec des amis l’an passé en relais de trois et je m’étais lancé le défi de le faire en solo. Je fais quelques petits trails de 15 km et du marathon : New York et Annecy. Mais je n’avais pas l’entraînement nécessaire pour courir aussi longtemps. Je me suis entraîné à raison de quatre fois par semaine dont une sortir de 3 h mais je n’ai fait aucune séance de qualité et je l’ai senti. Les conditions étaient dures, beaucoup de boue, des appuis fuyants et des muscles qui travaillaient différemment. Il y a beaucoup de montées !  Je sais que dans les faits il y a plus de descentes mais… quand même. Et puis sur la fin les descentes font tout aussi mal que les montées ! Sur les quais, dans les dix derniers kilomètres, j’ai couru tout le long car je voulais finir absolument en moins de 12h Je ressens de la fierté et de la fatigue mais je ne suis pas sûr de revenir, je n’aime pas trop courir en fait, je préfère le squash mais quand je décide de courir une épreuve je me donne à fond. Je veux absolument refaire New York et aller au marathon de Venise, après en ce qui concerne la course à pied…. Je dis ça mais bon c’est toujours ce que l’on dit à l’arrivée d’une course un peu dure, non ? »

Vous aussi vous avez couru la Saintelyon en solo ou en relais ou la Saintexpress ? Racontez nous !

1 réaction à cet article

  1. En amateur, mon ami et moi-même nous étions lancé un défi… au moins allez jusqu’au bout! Une belle aventure sportive. L’organisation générale bien rôdée, accueil rien à dire, les stands permettaient de faire passer le temps et l’on pouvait se reposer. La course, un petit bijou d’endurance. mais l’arrivée… zéro pointé. Quelle déception, hormis les charmantes jeunes femmes qui ont récupéré nos badges, pas une seule personne du staff pour nous guider, s’assurer que tout allait bien, guider vers un éventuel ravitaillement, indiquer où prendre nos valises, sous la fatigue nous en avons oublié le t-shirt, notre souvenir. Quel dédain pour ceux qui n’étaient pas dans les 100 ou 200 premiers.on participe à une course pour la course mais l’avant et l’après compte aussi, toutes les compétitions auxquelles j’ai participé, le dernier était accueillit comme le premier, il est tout aussi méritant, bien sûr, si nous avions eu une star dans le peleton de fin… à force de gagner en notoriété la Saintélyon perdrait elle en humanité?
    Sans rancune…
    Valérie

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