Questions à Cécile Cambus et Karine Sanson avant le Grand-Brassac Hivernal Trail (24), les 4 et 5 février 2012

A Grand-Brassac les 4 et 5 février 2012

Cécile Cambus vient de remporter le 25 km de la Romeufontaine 2012. Karine Sanson était sa dauphine. Elles se retrouveront au Grand-Brassac Hivernal Trail, les 4 et 5 février 2012.

Sanson Karine

Comment abordez-vous ce Grand-Brassac Hivernal Trail ?

Cécile Cambus (en photo ci-dessous): Je n’ai jamais participé à ce type d’épreuve et j’ai hâte d’y être. Elle s’apparente de près à des entraînements dits de « bloc » où les kilomètres s’enchaînent mais la fatigue aussi. Je n’ai pas vraiment de stratégie de course. Je me connais de plus en plus et j’arrive à sentir quand il faut que je ralentisse un peu pour arriver au bout, ou au contraire quand je peux accélérer pour m’échapper. Au final, en général, mes relevés de courses sont assez réguliers.
L’idéal, je pense, serait d’appréhender le 16 km avec un rythme moindre pour arriver en forme le lendemain sur les 30 km, mais comme la plupart des traileurs, je ne sais pas faire les choses à moitié. 
Je ferai ma course sans trop me poser des questions tout en essayant de donner le meilleur de moi-même. Je recherche aussi toujours cette dimension plaisir qui, je pense, est très importante et à ne pas négliger pour arriver toujours au bout.

Karine Sanson (en photo ci-dessus) : J’ai déjà participé au Grand-Brassac et à d’autres trails à étapes avec une victoire sur le 2 fois 65 km et 2 fois 25 km de l’Euskal trail. L’ambiance est vraiment particulière. Bivouac et repas entre coureurs sont source de convivialité et de bonne ambiance. En général, on prend du plaisir à se retrouver, en tous les cas c’est dans cet état d’esprit que je me place avec mes amis compétiteurs. Lorsqu’il y a un challenge entre nous, on s’amuse à se provoquer et à se taquiner pour l’épreuve du lendemain. On retombe en enfance! L’enchaînement lui-même des étapes rajoute des difficultés, il faut être entrainé ! La récupération est essentielle entre les deux : il faut bien dormir.
J’aborde la course avec plaisir et sérénité. Elle va être dure. Je connais le parcours et s’il pleut on va surfer sur la boue! L’ambiance sera super. Les organisateurs s’impliquent à fond. J’adore les étapes de nuit et je sais que je vais me régaler ! J’irai de l’avant avec ma devise « A coeur vaillant, rien d’impossible! ». Que la meilleure gagne!

Cecile CambusQuels sont vos points forts et ceux à améliorer ?
C.C. :
L’enchaînement de montées et de descentes avec du dénivelé ne me convient pas trop mal. Ce type d’effort me plaît, surtout quand le terrain de jeu ou de course se situe en montagne. J’habite et j’ai grandi dans le Couserans, au pied des Pyrénées et j’ai toujours plus ou moins pratiqué les rando-courses entre amis.
La régularité est également, je pense, un de mes points forts ainsi que ma capacité à récupérer assez rapidement des différents efforts fournis. On verra si cette aptitude se confirme sur le Grand Brassac !
Je préfère les distances supérieures à 40 km et lors des Templiers, je me suis vraiment régalée sur le 70 km. Cette année, je vais encore faire des courses avec des profils similaires en kilomètres, voire plus.
Je manque de vitesse, notamment sur des parcours courts (cross, 10 km) et également sur des profils de courses où les faux-plats s’enchaînent sans monter vraiment et exigent de courir sans arrêt à un rythme convenable. Contrairement à certaines traileuses, ma VMA n’est pas très élevée. Le travail sur piste ne m’a jamais trop attirée mais je suis consciente que pour progresser il est essentiel.

K. S. : Je viens du raid multisports ce qui me permet d’être polyvalente, mais je n’excelle pas sur un format particulier. Je m’adapte assez bien au court comme au long, en montagne ou en plaine, en course à pied. C’est cela qui me plait : être de mieux en mieux sur tous les formats, et sur n’importe quelle durée afin d’accéder à davantage de plaisir et mieux me connaître.
J’ai l’habitude de faire des raids sur plusieurs jours. Le plus long comptait 9 jours de course non-stop entre Paris et Marseille. Sur une telle épreuve, « le vernis » tombe pour laisser place à l’essentiel. C’est là que la rencontre avec soi-même et les autres commence !
Je ne suis pas une montagnarde, non pas que je ne le veux pas, mais à part la Dune du Pilat sur le bassin d’Arcachon, il y a peu de dénivelé sur Bordeaux !

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