Paris Roubais Challenge 2016 (9 avril 2016) – Une histoire de famille

C’est une histoire de famille qui s’est jouée ce samedi dans l’Enfer du Nord. Grégory 40 ans et Ambroise 30 ans se sont lancés samedi 9 avril 2016 dans leur première cyclo, le Paris Roubaix Challenge. L’ainé nous raconte cette expérience, sur ces 70 kilomètres et un même un peu plus…

Paris-Roubaix Challenge 2016

J’ai fait pas mal de vélo dans ma jeunesse, surtout du VTT. Mais j’ai arrêté il y a 5 ou 6 ans. J’ai eu des enfants, j’avais moins le temps. Et puis je m’y suis remis sérieusement, l’an passé à 39 ans. J’essaie de faire une bonne sortie par semaine. Mon frère Ambroise est très sportif, il est spécialisé dans le trial la course à pied mais il s’est fait mal aux genoux. Alors il s’est acheté un vélo y’a deux mois et nous roulons ensemble.

Il y a trois semaines, on était en sortie et il me dit : ça te dit de participer au Paris Roubaix Challenge, sur le  parcours de 70 kilomètres. Nous vivons dans l’agglomération lilloise, mais je n’étais pas au courant de cette épreuve. J’ai dit oui tout de suite. Nous nous sommes inscrits à la dernière limite. Rouler sur le vélodrome et les secteurs mythiques c’était un rêve.

On ne s’est pas entraîné spécialement. 70 bornes ce n’est pas la mort et nous roulons toutes les semaines. Les pavés ? Ce n’est pas non plus un problème. Nous avons grandi à Kassel en Flandres, il y avait un mont dans la commune. Donc les pavés, je connais. Même si faut reconnaître que sur 10 bornes, ça cogne quand même.

J’ai tout de même suivi les conseils de copains cyclistes. J’ai évité de trop gonfler les pneus et de tenir le haut du pavé. Comme il a plu dans la semaine, les bas-côtés étaient boueux et c’est très glissant. On risque aussi la crevaison, même si une fois que des centaines de vélos sont passés avant nous, les gros silex sont débarrassés. Et puis sur les côtés, il y a des petites bordures sur la route et la pédale peut se prendre dedans. J’ai vu plusieurs chutes –sans gravité – comme ça devant moi.

Ce samedi matin, je me suis réveillé une heure avant le réveil et j’avais les jambes comme fatiguées. On s’était donné rendez-vous au vélodrome avec des amis vers 7h45. Mais nous ne sommes partis que vers 8h15. C’est plutôt mieux de partir après le gros de la masse. Cela ne m’a pas empêché d’avoir un petit souci. En sortant du vélodrome, nous attendions une partie de mes amis. J’ai alors pris un groupe d’anglais qui roulait bien, qui partait pour le 145 dont le départ était donné au même endroit. Je me sentais bien avec eux, ça roulait je les ai suivis et j’ai raté l’embranchement du parcours de 70. Du coup, j’ai fait une boucle en plus avant de revenir sur le bon circuit et au total j’ai roulé plus de 120 bornes.

Le passage le plus dur ça a été le carrefour de l’Arbre. C’est vraiment long et difficile. Mais c’est génial on est dans le film. Je regarde cette course à la télé depuis mon enfance. Quand tu passes devant le café au bout de la ligne droit de pavés, tu vis un rêve. Et quand tu termines un secteur comme celui-là, tu te sens vraiment bien. Même si la route est pourrie, t’as l’impression d’être sur une autoroute.

L’arrivée au vélodrome c’est un rêve aussi, mais je suis tombé juste avant d’y entrer donc à ça m’a un peu refroidi. Sur la piste, on a tendance à vouloir aller en haut, mais quand on n’a jamais roulé sur piste on en est vite dissuadé. Ceci-dit quand on entend les  gens applaudir, quand on réalise qu’on est dans un endroit aussi mythique le plaisir est immense. Et pour mon frère, qui a adoré l’expérience, ça donne envie d’y revenir. Pour l’an prochain, on pense à monter sur le parcours supérieur. En tout cas, ça nous a confortés dans notre envie de pratiquer le sport entre frères.

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