Paris-Nice Challenge (12 mars 2016) : La course avec Stéphane Diagana

Ce week-end à l’occasion du final de l’épreuve World Tour Paris – Nice, se disputait la rando-sportive Paris – Nice Challenge, organisée par ASO sur 123 km (pour le parcours principal), un circuit identique au parcours professionnel de la dernière étape de l’épreuve. LePape-info a recueilli les impressions d’un participant particulier : Stéphane Diagana, l’ex champion du 400 mètres haies.

Paris-Nice Challenge 2016 - 12/03/2016 - Nice - France - Stephane DIAGANA

Lepape-Info : Comment êtes-vous venu au vélo Stéphane ?

Stéphane Diagana : A part petit, je n’en ai pas beaucoup fait dans ma jeunesse. En fait, j’ai commencé à pratiquer durant ma carrière d’athlète, quand j’ai contracté des blessures qui m’empêchaient de courir. En rééducation, le cyclisme permet de maintenir la force musculaire et le cardio. J’y ai pris goût et en fin de saison j’ai commencé à m’organiser des petits périples entre amis, dans les Pyrénées. Depuis, je pédale beaucoup, je cours, je participe à des triathlons.

Lepape-Info : Vous êtes devenu un passionné ?

S.D : Désormais mes petits périples en montagne, avec mes amis, dans les Alpes ou les Pyrénées sont bien plus nombreux. J’aime l’effort porté, c’est moins traumatisant. Et avec le vélo on voyage. On partage aussi, en rando on discute avec les potes.

Lepape-Info : Vous êtes un habitué des cyclos ?

S.D : Je participe à l’occasion à des cyclos. J’ai fait l’Etape du Tour l’an passé. Mais je n’y vais pas avec une approche très compète. Même s’il peut arriver que je me rentre un peu dedans si je suis bien, je profite surtout de l’occasion de rouler dans des paysages fantastiques, sur des routes fermées.

Lepape-Info : Comment vous êtes-vous retrouvé sur ce Paris – Nice challenge ?

S.D : J’ai été invité pour représenter l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque. Je réponds souvent à leurs sollicitations et là l’occasion a fait le larron. J’habite dans l’arrière-pays niçois, j’étais donc déjà sur place. J’y suis allé avec grand plaisir, d’autant plus que le temps était parfait.

Lepape-Info : Et le parcours vous l’avez senti comment ?

S.D : C’est assez montagnard pour un début mars ! On est quand même à 1 700 mètres de dénivelé positif. Il y a beaucoup de belles côtes dans le coin, mais en général on attend qu’il fasse meilleur pour s’y attaquer. L’arrivée par la montée de la Turbie est pas évidente, la Grave de Peille est pas facile non plus. Surtout qu’elle arrive tard sur le parcours.

Lepape-Info : Quelles ont été vos sensations ?

S.D : Je suis parti méfiant car je savais que je n’avais pas beaucoup de relief dans les pattes. J’y suis allé régulièrement. Là où j’ai été le mieux c’était entre le 50ème et le 70ème kilomètre. Mais après, ça allait encore.

Lepape-Info : Vous n’avez pas cherché la perf ?

S.D : Non, j’ai aussi essayé de profiter du paysage. On passe par la moyenne corniche avec une vue splendide sur la baie. Parfois tu te forces à relever la tête et admirer ce qu’il y a autour de toi. Même si je connais bien le coin, mais j’ai aussi découvert de nouvelles routes que je ne connaissais pas, c’est un vrai plaisir.

Lepape-Info : Vos prochains objectifs cyclistes ?

S.D : Je ne sais pas encore. Je voulais participer à l’Etape du Tour, mais cela tombe en plein championnats d’Europe d’athlétisme que je commente pour la télévision. Je trouverai bien d’autres occasions…

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