Louis Mc Donagh remporte les Foulées de Vincennes, le 5 février 2012

Vincennes avait déroulé son tapis blanc

Drôle de météo pour la 10ème édition des Foulées de Vincennes. Un début sous la neige et une fin sous le soleil. Pas de quoi décourager les milliers de courageux qui ont bravé le froid.

Foulées de Vincennes 2012

Il y a des regards qui en disent long. Par exemple ceux des coureurs et coureuses qui rejoignaient le Cours Marigny de Vincennes, de bon matin, en ce dimanche 5 février 2012, et qui se demandaient quel drôle de tour la météo était en train de leur jouer. Et puis, ceux, interloqués, des passants emmitouflés qui semblaient s’interroger : « Quel mouche a donc piqué ces milliers de personnes venues prendre le départ d’une course malgré une température glaciale (moins 7 degrés) ? »

Mais on imagine bien le réveil difficile vécu par les participants de ces 10èmes Foulées de Vincennes. Le moment où ils ont ouvert leurs volets, mis le nez de dehors et vu ces flocons qui tombaient du ciel. Beaucoup l’avouaient, oui, à ce moment-là, ils avaient douté. « J’ai hésité, confirmait Frédéric Chocteau, le vainqueur du 5 kilomètres. Mais j’ai appelé les organisateurs et ils m’ont dit qu’il n’y avait pas encore de neige à Vincennes ».

Armés de bonnets, gants, collants, chacun cherchait donc le moyen de se réchauffer. Avant le départ, les cafés aux alentours de la place de la Mairie faisaient le plein. L’occasion de faire connaissance entre concurrents embarqués dans la même galère. De partager ses angoisses. « Ca va glisser », redoutait untel. « Choisissez le milieu de la route, pas les côtés », conseillait un autre. « Vous allez courir un marathon monsieur ? Ca va glisser ! », s’inquiétait une femme en train de boire son café. « Non, pas un marathon, un 10 kilomètres », la rassurait ce concurrent tout en planquant ses mains sous son pull pour réchauffer ses doigts. Même ambiance autour du gymnase où  certains venaient récupérer leur dossard, se changer, ou simplement se mettre au chaud. « Allez chercher les skis ! », s’amusait un coureur.

Sueurs (très) froides

Au départ du 5 kilomètres, à 9 heures, les flocons tapissaient petit à petit la chaussée. Alors, devant, ça n’a pas traîné. Frédéric Chocteau a pris les commandes de la course dès le coup de pistolet, et il n’a jamais été rejoint. « Après 2 ou 3 kilomètres, j’ai commencé à être saisi par le froid, il y avait du vent, ça piquait les yeux. Je termine en 20 secondes de plus que l’an dernier, mais c’est justifié au vu des conditions extrêmes », confiait le vainqueur (15mn29s) avant d’ajouter : « C’est un peu l’Ice Run de la course sur route ! ».

Les concurrents du très prisé 10 kilomètres (qualificatif pour les championnats de France et complet depuis plus d’un mois) ne prenaient le départ qu’à 10h45. Et à observer les regards tournés vers le ciel, on se doutait bien que chacun priait pour que les flocons cessent de tomber. « C’est vrai qu’on a eu quelques sueurs froides pendant une demi-heure », expliquait l’organisateur Michel Orchilles.

Du courage

Mais le ciel a fini par exaucer le vœu des concurrents. Au départ du 10 kilomètres, la neige avait cessé. Restait à dompter le froid. « Je salue le courage de tous, soulignait Michel Orchilles, parce que depuis ma voiture, je les voyais, et certains étaient quand même bien violets. Il fallait une bonne dose de courage pour courir ».

Foulées Vincennes 2012 Louis Mc DonaghLouis Mc Donagh (photo ci-contre) s’est rapidement extirpé du peloton de tête. 32 minutes et 22 secondes plus tard, il remportait cette 10ème édition des Foulées de Vincennes. « Quand je suis parti de chez moi, il faisait moins 12 degrés, alors la température ne m’a pas vraiment gêné », expliquait celui qui vit à Kaiserslautern en Allemagne. Si Louis Mc Donagh s’avouait « un peu surpris par sa victoire », son dauphin Marc Lozano (vainqueur du 10 km du 14ème le 22 janvier 2012) confiait « C’est parti très vite. Je suis revenu dans les trois derniers kilomètres, mais je n’ai pas réussi à revenir à sa hauteur. Il faisait froid, ça glissait. Dans ces conditions, on ne cherchait pas la performance mais à se faire plaisir ».

Objectif atteint, à en juger par le sourire des participants sur l’aire d’arrivée. Son verre de vin chaud à la main, Vincent confirmait : « Parcours sympa, bonne ambiance, je suis content. J’avais mis un journal sur mon torse et j’ai même eu chaud ! ». Pour Vincent comme pour beaucoup d’autres, ces Foulées étaient une préparation pour le semi-marathon de Paris (4 mars 2012). Ou pour l’Eco-Trail (24 mars 2012). Nathalie, par exemple, courra le 80 km. Elle avouait avoir souffert « de contractures au mollet à cause du froid et de la chaussée glissante. Mais c’est la 4ème fois que je cours ici, et c’est très agréable ».

A midi, à Vincennes, le soleil faisait son apparition et Michel Orchilles concluait dans un grand sourire : « Il fait toujours beau pour les Foulées de Vincennes ! ».

La fiche des Foulées de Vincennes

Quelques photos des Foulées de Vincennes 2012

Les résultats

10 km

Hommes

  1. Louis Mc Donagh 32mn22s
  2. Marc Lozano 32mn27s
  3. Yoan Morange 33mn17s
  4. Marc Renaud 33mn21s
  5. Antonin Rigaudiere 33mn33s

Femmes

  1. Emmanuelle Jaeger 38mn32s
  2. Joanna Johnson 38mn58s
  3. Christelle David Mougel 40mn08s
  4. Béatrice Le Teno 40mn41s
  5. Cécile El Fakir 40mn42s

5 km

Hommes

  1. Frédéric Chocteau 15mn29s
  2. Rachid El Barrah 15mn40s
  3. Alexandre Pierron 16mn06s

Femmes

  1. Caroline Mariotti 21mn35s
  2. Sophie Poncet 21mn44s
  3. Georgia Roesch 22mn35s

Les résultats complets

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