Les résultats du Lyon Urban Trail, 1er avril 2012

5 000 coureurs au départ

Superbes courses dans les rues de Lyon pour la 5e édition du Lyon Urban Trail. Au programme : 38 km, 23 ou 12 km

Lyon Urban Trail 2012

« C’est plus exigeant qu’un trail en pleine nature ». En ces quelques mots, tous et toutes résument parfaitement le Lyon Urban Trail. Une course exigeante qui se déroule en ville mais n’a rien à voir avec une course sur route.

Le LUT, comme on se plait à l’appeler après cinq années d’existence est une course hors norme. Ni route, ni nature mais un mélange à travers  Lyon et ses richesses. Une course « sur bitume » qui permet de découvrir Lyon au fil de chemins, d’escaliers et de traces insolites. Au terme de leur parcours, les coureurs peuvent apprécier des endroits que même les Lyonnais de pures souches ne sauraient vous décrire…

En ce dimanche 1er avril 2012, trois courses étaient au programme avec un 38 km, la distance reine qui a rassemblé environ 800 coureurs, mais aussi un 23 et un 12 km. Au total prêt de 6 000 inscrits !

Tout a commencé à 7h30 avec le départ du 38 km. Le soleil n’est pas encore levé, il fait frais. Un briefing et c’est parti. Attention, une côte annonce la couleur à peine 500 mètres parcourus. Il faut déjà marcher et mettre les mains sur les cuisses pour certains. Les corps ne sont pas encore bien chauds et pour beaucoup l’échauffement a été très succinct. Il faut ensuite s’élancer à l’assaut d’un savant mélange de montées courtes et violentes (plus de 20 côtes au programme), d’escaliers (plus de 6 000 marches), de descentes techniques, de pavés disjoints et de sentiers ouverts spécialement pour l’occasion.

Lyon est véritablement le théâtre idéal pour tracer un parcours, sinueux et tellement alambiqué que peu sont capables de dire exactement par où ils sont passés. Kilomètres après kilomètres, les coureurs découvrent le patrimoine historique d’une des plus belles villes d’Europe avec l’amphithéâtre gallo-romain, les traboules de la Renaissance, des vues plongeantes sur la ville, des ruelles avec de magnifiques villas et la traversée au final de l’Hôtel de Ville…. Et pour compliquer le tout, cette année les organisateurs avaient inversé le sens habituel de la boucle effectuée traditionnellement.

Sur ce 38 km, le peloton a traversé les communes de Lyon, de Sainte-Foy et de Caluire et encaissé un dénivelé positif de 1700m, avec des ascensions plus ou moins longues sur tout type de terrain : bitume, sentiers (terre ou herbe), escaliers, pavés…

Lyon Urban Trail 2012Mais suivre le parcours n’était pas simple et sur la ligne d’arrivée un homme qui ne pouvait plus postuler à la victoire depuis une bonne dizaines de kilomètres se présente en tête. Nicolas Pianet
franchit la ligne à la première position. « Je ne comprends pas, je pense qu’ils se sont trompés de parcours car je n’étais pas le plus fort, j’étais distancé et je n’arrivais pas à les rattraper. Et à la sortie du ravitaillement je me suis retrouvé en tête ». C’est en fait Nicolas qui s’est trompé de parcours et le véritable vainqueur n’est nul autre que Patrick Bringer (2h51mn23s) qui arrive deux minutes plus tard. « J’ai suivi la moto, et je n’ai jamais été doublé, Yoan (Pinanet, ndlr) est derrière, j’ai placé une attaque au 30eme puis accéléré et j’ai fait la différence. Yoan et Nicolas auront d’autres courses pour s’exprimer, la saison est encore longue. » Durant quelques minutes : interrogations. Qui a vraiment remporté ce Lyon Urban Trail ? Michel Sorine et Jean-François Loison, responsables de l’organisation se renseignent auprès de la moto ouvreuse. Le verdict tombe. Patrick Bringer, Yoan Meudec et Nicolas Pianet sont respectivement premier, deuxième et troisième.


« Le tracé est tortueux, il faut sans cesse être attentif. Nous sommes restés en groupe de 9 ou 10 pendant un bon bout de temps, au 25eme nous sommes partis avec Yoan puis au 30e j’ai pris la tête. J’ai suivi la moto, c’est dommage pour Nicolas mais c’est la course, il aura d’autres occasions. J’ai adoré le parcours. C’est vraiment très exigeant, plus dur qu’un trail classique. Je me suis vraiment régalé mais je dois avouer que musculairement je suis touché, j’ai les mollets et les quadriceps bien durs ! »

Chez les femmes, Céline Lafaye (en photo ci-dessous) remporte l’épreuve sans difficulté en 3h14mn11s. Elodie Arrault Pimont termine en 3h42mn38Lyon Urban Trail 2012 Celine Lafaye suivie de Fanny Berrut en 3h47mn35s. « Il n’y avait pas le même plateau que l’an passé ce qui m’a permis de gérer ma course. Le sens de la course était surprenant, j’ai parfois rigolé en me disant tiens l’année dernière ici on montait, ou là on descendait. J’ai pu apprécier le parcours, c’est vraiment sympa mais je suis incapable de voir vraiment par où on est passé. C’est très étonnant. C’est une belle course, très difficile où on peut voir les différents lieux de Lyon. Maintenant, je vais préparer mes prochaines échéances avec notamment le Nivolet. Je vais ensuite m’aligner sur des skyraces et des km verticaux, je voudrais aussi tester un peu l’étranger. Je serai normalement présente également au marathon du Mont Blanc et sur Sierre Zinal. « 

Un peloton Elite qui a réalisé de superbes performances tandis que derrière les difficultés s’enchaînent. Jusqu’au 30 km pas de soucis mais ensuite, le peloton du 38 km, du 23 et du 12 km se rejoignent. Et là… Gros bouchons. Certains jouent des coudes pour tenter de passer, d’autres contournent l’obstacle en passant sur le bas côté, et beaucoup restent immobiles en attendant de pouvoir gravir les escaliers. Quelques personnes affirmeront avoir attendu entre 15 et 20 mn, invérifiable car le temps dans ces circonstances parait long mais une vérité indiscutable au niveau de l’arrêt tant les témoignages furent nombreux. « 6000 coureurs c’est un vrai succès. Mais nous allons devoir revoir l’organisation pour l’année prochaine car avec tout ce monde, nous ne pouvons éviter les bouchons sur le parcours. Nous allons prendre le temps de réfléchir, afin de prendre les bonnes décisions et parfaire le tout afin que tous puissent être satisfaits quels que soient les niveaux, » commentait en conclusion, Michel Sorine, directeur de l’organisation.

Sur l’arrivée, les frustrations étaient toutefois vite oubliées. Les coureurs, après avoir apprécier la traversée de l’hôtel de ville, passaient la ligne tout sourire. Il était l’heure du ravitaillement en eau mais aussi d’autres breuvages sur les terrasses des cafés ensoleillées. L’heure de revivre encore et encore la course tout en parlant, déjà, du prochain objectif et de leurs venues l’année prochaine afin de battre leurs chronos !

Ils ont couru

Jean-Pierre Druet, 40 ans, chargé de clientèle, Mornant (69), 38 km, 03:37:01
« Normalement j’ai dû faire 3h42 mn. Je suis très heureux car j’ai amélioré mon temps de trois quarts d’heure par rapport à l’année dernière. Je cours depuis 10 ans, j’ai tout d’abord été routier comme tout le monde. Je n’ai fait que du semi marathon, jamais de marathon. En fait très vite j’ai trouvé ça monotone et je suis passé sur trail. J’ai commencé par du court, surtout pour le plaisir, je crois que mon premier dossard sur trail remonte à cinq ans. Le trail, c’est la liberté. On se sent libre dans sa tête, c’est le retour à la nature, il n’y a pas de contrainte au niveau de l’allure au kilomètre et surtout on n’est pas uniquement concentré sur soi, il y a le décor, les odeurs, les sons. On constate aujourd’hui une tendance avec une mutation importante vers le trail, j’espère que ça conservera toute sa fraîcheur. Il a une chose étonnante, autant ce n’est pas structuré au niveau fédération autant au niveau marketing des marques spécialistes, tout est mis en place. Ils ont une vraie avance ! Mais revenons à la course. Cela fait quatre fois que je m’aligne avec une fois sur le 23 km, lors de la première édition, et les autres sur le long. Aujourd’hui, je me suis aligné avec une optique différente car ce trail rentrait dans le cadre de ma préparation pour la CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix, en aout). Ca va, tout s’est bien passé, j’arrive à bien gérer les difficultés, à alterner les allures et les appuis dès qu’il y a des difficultés. Je gère bien aussi la marche dès que la pente est trop dure. C’est un apprentissage, je semble pouvoir dire que c’est acquis. Au niveau du parcours, le sens inverse a rendu le parcours plus exigeant il parait mais j’améliore mon chrono, je dois être mieux préparé ! Il est vrai aussi que j’ai tout modifié afin de travailler les différentes allures de la VMA courte à la VMA longue, je fais aussi du travail au seuil. Je ne me préoccupais pas du tout de cela avant. Sur la course, il faut aussi dire qu’il y a eu deux goulots d’étranglement avec l’arrivée du 12 et du 23 sur le parcours. Sur les montées escaliers, on a dû jouer des coudes pour passer. Ca s’est produit à St Jean et avant la place Rouville. Quand on essaye de maintenir son allure ce n’est pas pratique. C’est dommage, ça gâche le plaisir d’être là. Mais je dois dire quand même que j’ai apprécié la course. C’est un trail particulier, assez traumatisant pour les organismes mais surtout ludique. On retrouve sa ville et découvre des zones que l’on ne connait pas. « 

Jean-Paul Biard, 55 ans, Genas (69), agent technique, 38 km,  03:41:13
« Je cours depuis 1988, je viens du rugby j’étais demi de mêlée. Je mixte route et trail, avec un temps sur marathon de 3h15. Sur trail j’apprécie les distances entre 50 et 60 km et j’ai fait la Saintélyon 4 fois. L’Urban trail c’est la première fois, je prépare une course dans le Jura de 155 km sur deux jours en juillet. On va dormir sous tente, je suis impatient d’y être. J’ai oublié de dire que j’ai fait les 100 km de Millau l’année dernière. Ce parcours de 38 km dans les rues de Lyon était sympa et étonnant, roulant et casse pattes. J’ai apprécié, notamment les escaliers, je regrette juste les embouteillages mais le parcours était vraiment sympa avec des sites traversés très étonnants, on était sans cesse surpris. A refaire absolument. »

Anne Valero, victoire sur le 23 km du Lyon Urban trail 2012Anne Valéro, victorieuse sur le 23 km, 01:58:29
« Je ne savais pas trop où j’en étais après l’Eco-trail de Paris (victoire sur le 50 km). Cette semaine j’ai fait du vélo et de la natation afin de récupérer et j’avais de très bonnes jambes. Je dois avouer que je me sentais vraiment bien. Je me suis régalée, c’était vraiment génial. Lorsque nous avons récupéré le 12 km, je me suis faufilée et j’ai pu passer assez facilement. J’avais des sensations incroyables aujourd’hui. C’est vraiment ludique comme parcours et on voit de très jolis paysages ».

Jean Luc Izoard, 38 ans, Ingénieur, Corbas (69), 23 km, témoin LUT 201202:18:44
« Je suis un coureur mixte, j’alterne trail et route. Je me suis mis au trail il y a trois ans. J’ai fait la SainteLyon cette année. J’ai apprécié ce LUT malgré mon gabarit un peu costaud. C’est d’ailleurs pourquoi je me suis inscrit sur le 23 km. L’an passé j’avais testé le 38 km mais j’ai terminé épuisé et obligé de marcher dans les derniers kilomètres, je ne voulais pas revivre la même chose. Le 23 était très bien, très convivial, je regrette juste les bouchons car par trois fois on a été stoppés dans notre effort. On s’est aussi un peu perdus dans le fléchage, on ne savait plus trop où aller entre le 12 et le 23, il y a eu une petite confusions. Au niveau sensation, pas mal, même si j’ai réussi à me mettre dans le rouge, j’étais limite crampes sur la fin. C’est costaud l’effet des escaliers dans les jambes ! »

témoin LUT 2012Marie-Laurence Grange, 43 ans, formatrice en communication, Lyon (69), 23 km, 02:34:33
« Je cours depuis l’âge de 15 ans, c’est de famille ! Je suis essentiellement une routière mais j’aime bien le trail de temps en temps. Nous sommes toute une bande d’amis coureurs et nous sommes venus en groupe. Sur semi marathon je vaux 1h47 et ce trail je l’ai fait essentiellement pour m’amuser. Mon objectif est de courir mon premier marathon en 2013, surement à Paris. L’année dernière, j’avais fait le 12 km, là j’ai franchi un cap. C’était sympa, il y avait trop de monde à mon goût cependant et on ne pouvait pas courir. Ils vont devoir trouver une solution car là on a vraiment perdu beaucoup de temps. Mais bon le parcours est toujours aussi beau. Mon objectif était de faire moins de 3h et je suis à 2h34, je ne vais pas me plaindre ! »

Xavier Grolet, 48 ans, officier dans l’armée de terre, Lyon (69), 12 kmXavier Grolet, temoin Lyon urban trail 201201:14:41
« Je cours régulièrement deux à trois fois par semaine mais je prends très peu de dossards. C’est la première fois que je participe au LUT et c’est mon premier trail. C’est très sympa, plus dur que je ne le pensais. La succession d’escaliers est exigeante, j’ai d’ailleurs eu la sensation qu’il y en avait plus en descente qu’en montée mais je ne sais pas si c’est vrai car j’ai en fait, j’ai plus peiné en descente qu’en montée. Je pense que maintenant je vais revenir à la route car je voudrais courir mon premier semi marathon, on verra l’année prochaine pour le LUT mais je pense que je resterai sur le 12 km, c’est amplement suffisant. »

Guillaume Brun, 22 ans, étudiant STAPS, Lyon (69), 12 km, 01:07:02
« En fait je suis un basketteur, c’était un défi avec un ami de mon équipe. Nous sommes partis ensemble mais ensuite nous avons été séparés. Je cours de temps en temps des 10 km mais je n’avais jamais fait de trail. J’ai mangé techniquement et avec ma pointure 47, les escaliers c’étaient pas faciles !  Je ne savais pas comment les aborder, mes pieds étaient trop grands par moment ! Sinon j’ai beaucoup aimé le parcours, les paysages étaient vraiment sympas, le théâtre antique surtout. Pour les non initiés comme moi c’était parfait. Je pense que je le referai l’an passé mais sur le 23 km histoire de tester mais cette fois, il faudra se préparer ! »

Les classements

  • 38 km – 1700m de D+ – 6 000 marches

Hommes

1. Pratick Bringer, 2h51mn23s
2. Yoan Meudec, 2h53mn22s
3. Nicolas Pianet, 2h53mn30s
4. Guillaume Beauxis, 2h53mn40s
5. Thibault Baronian, 2h59mn00s
6. Benoit Charles-Mangeon, 2h59mn46s
7. Philippe Prost, 3h00mn17s
8. David Bidoli, 3h01mn02s
9. Fabien Tanguy, 3h01mn04s
10. Florian Racinet, 3h01mn18s

Femmes

1. Céline Lafaye, 3h14mn11s,
2. Elodie Arrault Pimont 3h42mn38s
3. Fanny Berrut, 3h47s35s
4. Sylvie Blachon, 3h49mn18s
5. Frédérique Pariset, 1h04mn41s
6. Catherine Borocco, 4h10mn52
7. Marie Tabuteau, 4h14mn12s
8. Sylvie Goubeau, 4h19mn31s
9. Patricia Ardouin, 4h21mn37s
10. Hilkka Coquoz, 4h25mn00s

589 coureurs classés

  • 23 km – 1100 m+ et 10 ascensions

Hommes

1. Alexandre Helbert, 1h21mn23s
2. Regis Lety, 1h22mn54s
3. Arnaud Bonin, 1h37mn54s
4. Marc Picout, 1h39mn31s
5. Julien FErel, 1h39mn35s
6. Hubert Du Boullay, 1h40mn07s
7. Julien Vautier, 1h2mn40s
8. Franck Viallet, 1h48mn10s
9. Jonathan Bangert, 1h48mn12s
10. Gregory Vinot, 1h49mn12s

Femmes

1. Anne Valéro, 1h58mn29s
2. Catherine Dubois, 2h05mn10s
3. Starr Laila Kaergaard, 2h06mn49s
4. Florence Coterel, 2h21mn29s
5. Delphine Sabran, 2h21mn59s
6. Angelique Chiaraviglio, 2h23mn09s
7. Isabelle Trebillon, 2h25mn32s
8. Virginie Pailloux, 2h25mn42s
9. Alexandra Paris, 2h26mn43s
10. Virginie Pailoux, 2h25mn42s

1 481 coureurs classés

  • 12 km -500 m D+

Hommes

1. François Veyrat-Durebex, 3mn05s
2. Armand Lucand, 53mn09s
3. Florent Fenrich, 53mn14s
4. Stephane Celle, 53mn29s
5. Anty Landreau, 54mn39s
6. Emmanuel Roche, 55mn18s
7. Yoann Stuck, 56mn42s
8. Yannick Monolin, 56mn45s
9. Matthieu Bertrand, 57mn01s
10. Benjamin Sauvage, 58mn08s

Femmes

1. Marjorie Moron, 1h02mn01s
2. Maryline Subrin, 1h02mn31s
3. Aline Gauthier, 1h06mn44s
4. Emilie Celle, 1h07mn49s
5. Nathalie Favre Bonte, 1h09mn44s
6. Valérie Trigance, 1h09mn45s
7. Pauline Rulliere, 1h12mn39s
8. Valérie Bonnardel, 1h13mn20s
9. Véronique Cazaux, 1h13mn25s
10. Sarah BIez, 1h13mn36s

2015 coureurs classés

Vous avez participez, laissez vos impressions sur la fiche du Lyon Urban Trail de notre calendrier des courses

Tous les résultats

 

Réagissez