Les réactions du Gruissan Phoebus Trail, le 12 février 2012

Fabien Chartoire : « Le pire, c’était le vent ! »

Quelle que soit leur performance finale, tous les concurrents du Gruissan Phoebus Trail retenaient les conditions météorologiques exceptionnelles qui ont accentué la difficulté des parcours.

Gruissan Phoebus Trail 2012 Fabien Chartoire

Fabien Chartoire, vainqueur du 50 km en 3h42mn32s (en photo ci-dessus) : « J’avoue que je venais un peu pour gagner ! Disons, au moins pour faire quelque chose. Je suis parti un peu devant, ils sont revenus vers le 10ème kilomètre. On est restés longtemps ensemble, à quatre. Et puis, après le ravitaillement, il y a eu une partie technique, je me suis retrouvé devant et je me suis dit que c’était certainement le moment de partir. J’étais bien. Mais le pire à gérer, c’était le vent. J’étais habillé chaudement, heureusement ! J’avais hésité à venir étant donné les conditions, mais finalement j’ai bien fait ! C’est vrai qu’à Clermont-Ferrand, il faisait un peu plus froid, mais il y avait moins de vent, donc au final, ça revient au même ! »

Emmanuel Meyssat, 2ème en 3h45mn22s : « Même avec les lunettes, ça piquait les yeux ! Il fallait vraiment être bien habillé. Les 30 premiers kilomètres, dans la pinède, on était un peu plus à l’abri. Mais sur les 10 à 15 derniers, on sentait vraiment le vent ! Avec la fatigue, c’était d’autant plus difficile. On était encore un groupe de quatre au 35ème kilomètre, et puis Fabien a creusé l’écart. On sentait bien que sur les relances il était plus fort. L’écrémage s’est fait sur la fatigue. Personnellement, je commence à virer sur le long. Et là, ce n’était pas évident avec ces conditions. C’est une bonne course de rentrée, plutôt de bon augure pour la suite. »

Nathalie Mauclair, 1ère féminine en 4h17mn09s : « Je suis partie devant, et je me suis dit qu’il allait falloir que je gère mon avance. J’ai pu voir mon mari plusieurs fois sur le parcours, et je lui ai demandé s’il savait où étaient les autres filles derrière. A un moment, il m’a dit qu’elles étaient à environ deux minutes. Je me suis dit qu’il ne fallait pas que je ralentisse ! J’étais venue avec l’objectif de faire un podium, si possible ; mais le plateau féminin était relevé. Alors, gagner, c’est vraiment super ! J’ai pris du plaisir. Le froid, je l’ai géré au mental. J’aime bien l’image de Forest Gum : parfois, pendant la course, je le voyais courir ! Avant de venir, j’étais un peu inquiète étant donné les conditions. Je ne savais pas si ma famille allait pouvoir venir avec moi. Or pour moi, c’est très important cette dynamique familiale. Si j’avais dû venir seule, mon mental n’aurait pas été le même. Ca m’aide ! Cette saison, je vais faire les étapes du Trail Tour National, avec évidemment l’objectif de faire de mon mieux. Mais surtout de prendre le maximum de plaisir ! »

Fiona Porte, 2ème féminine en 4h31mn31s : « J’ai mis une heure à entrer dans la course, je n’étais pas bien réveillée. Le départ a été rapide. Ensuite, j’ai dû me déshabiller car j’avais trop chaud. Et puis, sur le plateau, je me suis « caillée ». C’est vrai qu’il y avait beaucoup de vent, mais j’aurais même pensé que ce serait pire. Cela dit, sur la fin, on ne tenait plus debout ! Avec une course courue dans de telles conditions pour lancer la saison, on ne pourra qu’apprécier les autres ! Les bénévoles ont vraiment dû beaucoup souffrir… »

Céline Lafaye, 3ème féminine en 4h34mn00s : « Je suis contente d’avoir terminé ! Le vent, c’était terrible, surtout sur le plateau et sur les 1300 derniers mètres. Je ne me sens pas fatiguée, ce qui veut dire que c’est vraiment musculairement que je n’ai pas pu lutter. Sans le vent, j’aurais peut-être pu terminer deuxième. Mais on a un très beau podium ! »

Jérôme, dossard 195 : « J’ai commencé à faire des trails longs depuis l’an dernier. Et là, pour un premier de la saison, il faisait vraiment très froid. A certains moments, c’était horrible, mais il fallait bien avancer et s’accrocher aux kilomètres qui défilent. Je n’étais pas très bien au début, et puis ça s’est amélioré au fil du parcours. C’était la première fois que je venais à Gruissan, c’est vraiment très joli ».

Pascal, dossard 112 : « J’ai mis une heure de plus que d’habitude ! Notamment parce que je n’étais pas vraiment préparé, mais aussi à cause des conditions. J’ai été à mon rythme, j’ai pris des photos le long du parcours.  Il y avait beaucoup de vent ; j’ai eu froid surtout sur les 15 premiers kilomètres. Heureusement que j’avais mon Gore-Tex ! Et puis finalement, on s’accroche, on y va, on y croit. Je ne croyais pas finir vu les conditions. Mais je me suis géré, je suis très content ».

1 réaction à cet article

  1. Premier trail long et premier echec à cause de ce froid : au 30 ème km on m’annonce que je ne franchis pas la barrière horaire . Bouleversé par cette annonce je dois renoncer à l’idée de me voir atteindre mon objectif des 50 . Je remercie tous les bénévoles qui ont été extraordinaires ainsi que tous les traileurs qui ont rendu leur dossards avec moi nous avons souffert ensemble avec ce vent . Des rafales terribles surtout sur le plateau . Je pense qu’avec des meileures conditions météo j’aurai pu boucler ce trail !! bravo à tous ceux qui ont terminé et attention l’année prochaine ça va chauffer !!!

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