Les championnats de France 2012 de 100 km à Belvès (24) le 14 avril

L’incontournable épreuve du Périgord Nord

« Les 100 borne de Belves, on s’y 100 bien et on y revient », lance fièrement l’organisation. Les championnats de France des 100 km s’y dérouleront d’ailleurs le samedi 14 avril 2012.

Caroline Dubois 100 km Belves 2011

Il y a des courses qui sont un passage quasi obligatoire lorsque l’on est spécialiste d’une distance. Leur simple nom fait rêver des milliers de passionnés. Par exemple du Marathon de Paris pour les amoureux des 42.195 kilomètres. Ou les Templiers pour les traileurs. Pour les « 100 bornards », deux villes font figure d’incontournable : Millau et Belvès.

Ce sont justement les 100 km de Belves qui serviront de support aux championnats de France 2012 de la spécialité. Un parcours « magnifique, une super ambiance, et une organisation géniale », résume Caroline Dubois (photo ci-dessus), première féminine de l’épreuve l’an dernier. Et de renchérir : « Il faut le faire au moins une fois. Il y a des produits régionaux aux ravitaillements. Et même si je n’en ai pas profité, je me souviens qu’il y avait des crêpes au 80ème kilomètre », sourit celle qui ne sera toutefois pas à Belvès le 14 avril prochain… pour cause de championnats de monde de la distance une semaine plus tard (le 22 avril à Seregno-Brianza, en Italie).

Comme Caroline Dubois l’an dernier, tous les concurrents n’auront peut-être pas le loisir de profiter d’une « visite guidée des châteaux du coin » par un compagnon de route. D’autant que le tracé (un aller retour entre Belvès et Sarlat, en passant notamment par Siorac, Saint-Cyprien, La Roque-Gageac, Montfort et Carsac) est plutôt difficile. « Je n’en garde pas que des bons souvenirs », concède Caroline Dubois. Ses muscles notamment, s’en souviennent encore. La faute à un parcours vallonné, au cœur de la vellée de la Dordogne. « Musculairement, j’étais cassée très tôt dans la course, dès le 50ème kilomètre. Après, ça se joue au mental. Ce n’est pas le 100 bornes idéal pour faire un temps ! ».

Le début du parcours a des allures de piège, avec environ 5 premiers kilomètres en descente. « Puis c’est assez plat jusqu’au 32ème kilomètre. Ensuite, on attaque des montagnes russes avec des montées assez longues, suivies de descentes plutôt raides. Je conseille vraiment de ne pas partir trop vite, de réduire l’allure dans les montées pour ne pas laisser le cardio s’emballer. Et puis, il faut éviter de « bombarder » dans les descentes en se disant que l’on va rattraper le temps perdu. Car on risque de le payer dans les derniers kilomètres ».
Après l’arrivée à Sarlat (là où s’arrêtent les concurrents engagés sur le 50 kilomètres), la deuxième partie du parcours est encore vallonnée jusqu’au 65ème kilomètre. Puis, alors que les jambes se font de plus en plus lourdes, les concurrents doivent veiller à garder quelques cartouches pour la toute fin de parcours. « La dernière grosse côte commence au 98ème kilomètre, explique Caroline Dubois. Une arrivée sur un col », après quasiment deux kilomètres de douleur. Mais le jeu en vaut la chandelle, car que ce soit après 9h16mn56s de course (le temps de Caroline Dubois l’an passé) ou 18 heures (le temps limite), chaque concurrent aura alors la satisfaction d’affirmer haut et fort : « J’ai couru les 100 kilomètres de Belvès ».

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