Les 10 km de l’Equipe Paris, le 24 juin 2012

8024 coureurs au départ, 7979 classés

A l’issue d’un 10 km disputé dans la bonne humeur et l’esprit du sport, Medhi AKAOUCH et Antoine DE WILDE terminent ensemble tandis que Carmen OLIVERAS s’impose chez les féminines.

10 km Equipe Paris

Le quartier est calme, la « Une » de l’Equipe « SOS Fantômes » évoquant les performances de l’Equipe de France de football fait ricaner, le ciel est menaçant mais tout laisse à penser que ça va « tenir ».
A 9 heures du matin, alors qu’à Lyon, les coureurs s’élancent pour « Leur » 10 km, la place de la Bastille est relativement calme. Mais petit à petit, des hommes et des femmes en short arrivent et repèrent les camions aux couleurs du Tour de France pour déposer leur sac avant de se rendre tranquillement sur la ligne de départ.

Vers 9h30, la musique est mise en marche et les coachs de la Fitness Academy se mettent en place. Sur des podiums, ils lancent l’échauffement collectif suivi avec ferveur et enthousiasme. A 10 heures, le Top départ est donné par le nageur Frédérick Bousquet, récent champion d’Europe du 50 mètres nage libre, « impressionné par le monde présent au départ ».

L’atmosphère est différente. On sent une certaine décontraction, la notion de chrono est là mais semble bien moins palpable que d’habitude. A l’image d’Antoine De Wilde et Medhi Akaouch qui terminent ensemble après 31mn14s d’effort. « On est partis très vite, on est restés à quatre jusqu’au 3e km puis on s’est retrouvés à deux au 5e. On a travaillé ensemble toute la course, il était donc normal que nous franchissions la ligne à deux. Et puis c’est l’ambiance qui règne dans cette course. L’an dernier, il y avait 4029 coureurs au départ (voir le compte rendu des 10 km de l’Equipe 2011), cette année 7979 ont terminé, le concept marche. C’est un 10 km qui mise sur la masse, la convivialité, les challenges entre amis, collègues, membres de la famille. Le parcours est sympa aussi avec les faux plats montants dans la première partie histoire de terminer plus rapidement avec un peu de descente. Il y avait un peu de vent cette année, mais la température était bonne. »

Un sentiment sur le parcours pas toujours partagé. Philippe Rémond, huitième et premier vétéran 1, en 32mn21s en manque d’entraînement était venu pour participer à la fête. « Le parcours est plein de faux plats, il faut se méfier mais a contrario les artères sont larges, on peut donc évoluer en toute tranquillité et il n’y a pas trop de relance. C’est un 10 km avec une super ambiance. »

10 km Equipe Emeline Maisonneuve
Emeline Maisonneuve

Emeline Maisonneuve, 34 ans, gynécologue, 49mn21s en temps réel, a elle aussi fortement apprécié sa première participation. Coureuse depuis l’âge de 15 ans « C’est une drogue si je ne peux pas courir pendant 1 semaine je ne suis pas bien, mais avec le boulot je ne peux sortir que deux fois par semaine. Je fais donc seulement du 10 km et du semi-marathon. L’objectif est de prendre du plaisir, et de rester jeune. J’habite Nation, donc que je connaissais toutes les rues du parcours mais quel plaisir de courir sur les artères sans aucune voiture comme cela un dimanche matin. L’ambiance était sympa, ca s’encourageait tout le temps. Et l’organisation, impeccable, c’est la première fois que je participe à une course avec des vagues en fonction de son chrono, c’est parfait, on est toujours à son allure, c’est un bon concept. »

Marion Dufour et Olivier Martineau
Marion Dufour et Olivier Martineau

Une course conviviale donc avec des participations en couple à l’image de Marion Dufour (50mn28s en temps réel) et Olivier Martineau (43mn43s en temps réel), 28 ans, habitant Paris. « On a fait chacun notre course ! On court depuis l’an dernier, on a commencé sur les 20 km de Paris sur un pari avec des amis et on y a pris goût. Depuis on s’entraîne deux fois par semaine, mais on ne fait que la sortie du dimanche ensemble. On a aussi fait le semi de Paris, là le 10 km et ce sera le marathon en 2013. Mais on a prévu d’arrêter après car on a peur de devenir des drogués de la course à pied ! Mais bon on verra. Nous avons chacun été chercher notre chrono, ça fait aussi du bien un peu de compet, on se lance des défis, à notre âge ça fait du bien de faire de l’exercice. La musique, la solidarité et le dossard nous ont permis de relancer et d’aller au maximum, c’est une belle épreuve.»

Franck Rousseau

Un verdict approuvé par Franck Rousseau (52mn57s), 46 ans, directeur marketing, Parisien lui aussi. « Je cours depuis 10 ans, j’ai fait deux marathons mais c’est trop d’investissement. A mon âge, je me contente des 10 km et semi-marathons où je m’amuse plus. Je ne cours qu’une fois par semaine et ce sont des distances encore négociables. J’ai pris beaucoup de plaisir sans me soucier de mon chrono, parfait. »

Carmen Oliveras, première féminine résumait parfaitement cette matinée. « C’est la première fois que je viens. L’an dernier, il n’y avait pratiquement pas d’élite, là nous étions quelques uns et l’an prochain, je pense qu’il y en aura encore plus. L’ambiance est particulière pour un 10 km, on a la sensation d’être sur le semi-marathon et le marathon de Paris, tant il y a du monde. Tous les profils sont représentés avec des joggeurs, des coureurs réguliers et plus performants. Personnellement, je suis en pleine préparation pour le semi-marathon de Lille alors je venais chercher un chrono, je devais faire 33mn50s, je fais 34mn02s, ça va. Je suis partie vite, un peu trop, ensuite je me suis mise à l’abri avec des coureurs car il y avait un peu de vent. Je vais me répéter mais je suis surprise par le monde, c’est vraiment un format à conserver ! »

Une légère pluie fine se mit soudainement à tomber sur la fin du peloton. Comme pour annoncer la fin de cette belle matinée. A l’heure de la récupération, en pleine après-midi, un véritable déluge s’abattait sur Paris. En ce 24 juin, le ciel avait choisi d’être clément pour les coureurs Parisiens et c’était tant mieux.

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