Le marathon de New York (USA), le 3 novembre 2013

Le retour du géant américain

Après l’annulation de l’édition 2012 suite à l’ouragan Sandy, le marathon de New York aura une saveur particulière, ce dimanche 3 novembre 2013. Environ 48 000 chanceux disposent d’un dossard. Et le plateau Elites est séduisant.

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Un an s’est écoulé, mais évidemment, personne n’a oublié. C’était le 29 octobre 2012, l’ouragan Sandy balayait la ville de New York et la côte Est des Etats-Unis. Bilan : plus de 200 morts et des milliards de dollars de dégâts. Quelques jours plus tard, le vendredi 2 novembre, après de (trop) longues tergiversations, les organisateurs décidaient d’annuler le marathon de prévu le dimanche. Une première dans l’histoire de l’événement. Une décision comprise par la très grande majorité de la communauté running. Mais une catastrophe en matière de communication, des milliers de coureurs étant déjà arrivés sur place.

Après la mise en place d’un système particulier d’inscriptions pour cette édition 2013, offrant aux « déçus de 2012 » la possibilité de se réinscrire cette année, 48 000 personnes devraient donc se retrouver sur la ligne de départ ce dimanche 3 novembre. Au moment de s’élancer sur le pont de Verrazano, nul ne doute que  ces terribles événements seront encore dans de nombreuses pensées.

Il n’empêche, le marathon de New York repart de l’avant, avec des chiffres toujours colossaux : 48 000 inscrits, donc (60% d’hommes, 40% de femmes), 2 millions de personnes attendues sur le parcours, 330 millions de spectateurs à travers le monde, 100 000 dollars offerts aux deux vainqueurs.

Et justement, les Elites devraient une nouvelle fois se bousculer pour tenter d’inscrire leur nom au prestigieux palmarès de l’épreuve. Les Kényans Geoffrey Mutai (2h03mn02s à Boston en 2011), Stanley Biwott (2h05mn12s à Paris en 2012), Martin Lel (2h05mn15s à Londres en 2008 et deuxième du Virgin London Marathon 2012), Wesley Korir (2h06mn15s à Chicago en 2012) et Peter Kirui (2h06mn31s à Francfort en 2011), mais aussi l’Ougandais Stephen Kiprotich, champion du monde et olympique en titre (record à 2h07mn20s à Enschede en 2011) et l’Ethiopien Tsegaye  Kebede (2h04mn38s à Chicago en 2012, vainqueur du Virgin London Marathon 2013) font partie des grands favoris.

On suivra également avec attention la course de Bob Tahri. Le Français, médaillé de bronze aux championnats du monde 2009 sur 3 000 m  steeple (en 8mn01s18), a en effet choisi l’épreuve new yorkaise pour faire ses débuts sur 42.195 kilomètres.

Quant au plateau féminin, il n’a pas à rougir de la comparaison. Sont notamment annoncées au départ : les Kényanes Edna Kiplagat (2h19mn50s à Londres en 2012, championne du monde 2013), Priscah Jeptoo (2h20mn14s à Londres en 2012 et vainqueur à Londres cette année), les Ethiopiennes Firehiwot Dado (2h23mn15s à New York en 2011) et Buzunesh Deba (2h23mn19s à New York en 2011), l’Italienne Valeria Straneo (2h23mn44s à Rotterdam en 2012, vice-championne du monde 2013), la Japonaise Risa Shigetomo (2h23mn23s à Osaka en 2012) et Christelle Daunay. La recordwoman de France (2h24mn22s à Paris en 2010), fera en effet son grand retour sur le distance, deux ans après sa dernière apparition sur les 42.195 kilomètres, à Chicago.

On n’oubliera pas non plus de surveiller Marie-José Perec qui va elle aussi s’aligner sur ce marathon de New York, mais sans réel objectif de performance. La triple championne olympique (400 m en 1992, 200 et 400m en 1996) a accepté de relever le challenge pour l’organisation Peace and Sport qui promeut le sport comme outil de dialogue à travers le monde.

Le premier départ sera à donné à 8h30 (13h30 heure française), pour les handisports en fauteuil. Dans cette catégorie, Pierre Fairbank et Denis Lemeunier défendront les couleurs tricolores. Les Elites femmes s’élanceront elles à 9h10, avant les hommes à 9h40. Pour la dernière vague, il faudra attendre 10h55. A ce moment là, les premiers hommes auront déjà passé le semi-marathon. Et on aura donc quelques indices pour estimer le chrono final. Pour rappel, les records de l’épreuve sont à 2h05mn06s chez les hommes (Geoffrey Mutai en 2011, avec passage en 1h02mn33s au semi) et 2h22mn31s chez les femmes (Margaret Okayo en 2003, 1h12mn07s au semi).

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