La Trans Aq’ de retour du 25 mai au 2 juin 2013

Gérard Caupène : « La Trans Aq' est devenue une famille »

Après une année d’absence, la Trans Aq' connaîtra sa huitième édition en 2013. Gérard Caupène, fondateur de cet ultra trail (220 à 230 km) en 6 étapes sur le long du littoral aquitain, nous explique sa décision.

Trans Aq

Lepape-info : En 2011, au grand regret de vos fidèles participants, vous aviez décidé d’arrêter la Trans Aq’. Comment avez-vous pris la décision de lancer cette édition 2013 ?
Gérard Caupène :
Pendant sept ans, j’avais consacré ma vie entière à la Trans Aq’. Je ne vivais que pour ça. Il fallait que j’arrête, au moins une année. Dans ma tête, c’était fini. Et puis, pendant ces 10 mois de repos, j’ai eu envie d’en refaire au moins une. J’ai connu beaucoup de changements dans ma vie, fait plein de choix personnels, qui me laissent encore une année avec des ouvertures. Après, je verrai…
Avant d’annoncer ma décision, ça faisait un mois que je travaillais dur sur le sujet. Un mois que je réfléchissais, et que je me disais que j’allais le faire « à condition que ». C’est-à-dire à condition que le Conseil Régional me suive, ainsi que 2 ou 3 sponsors. J’ai été gratter à droite à gauche…

Lepape-info : Quelles ont été les réactions ? Notamment celle du Conseil Régional ?
G.C. : Très bonnes ! L’an dernier, ils avaient déjà essayé d’infléchir ma décision. Et m’avaient dit « si vous revenez dans deux ans, on vous suivra ». Ils seront là.
700 personnes ont découvert l’Aquitaine grâce à la Trans Aq’ et y reviennent en vacances. Certains viennent du Canada, du Japon, des Pays-Bas, c’est une course internationale. Il faut dire que c’est une course à part. En fait, c’est la course que j’aurais aimé courir. J’ai rêvé de cette course en 1982 : une course nature, par étapes. Ca n’existait pas. C’était avant l’avènement du Marathon des Sables. A l’époque, je n’avais pas la carrure pour la créer, et il n’y avait pas le marché. L’arrivée du Marathon des Sables a créé ce marché, le « potentiel coureurs ».

Lepape-info : Que ressentez-vous à l’idée d’organiser cette nouvelle édition ?
G.C. :
Je suis content de faire plaisir aux coureurs. Content de l’excitation que cela me procure.  Mais j’ai aussi un peu peur des à-côtés. Je sais que c’est aussi une très grosse source de stress. Mais j’ai envie de la vivre plus sereinement. La dernière édition s’était passée comme sur des roulettes, avec une bonne équipe à mes côtés. J’ai vécu une année difficile, tout a changé dans ma vie, et j’ai envie de vivre la Trans’Aq comme quelque chose d’agréable.

Lepape-info : Y aura-t-il des changements dans la formule ?
G.C. :
Non, car c’est une recette qui marche. Au fil du temps il n’y a eu que de petites retouches. Parlons de l’autosuffisance, par exemple. C’est une autosuffisance très améliorée. J’avais choisi d’appliquer ce principe pour attirer une population de personnes à part. Les gens qui courent en autosuffisance sont des gens à part. Mais je ne voulais pas être extrémiste. On est en Aquitaine, dans le pays du « bien manger », il y aurait eu quelque chose de paradoxal. Alors j’ai coupé cette autosuffisance en deux, en deux fois 3 jours. Les gens ne transportent leur nourriture que pour 3 jours à la fois. La moyenne d’âge des participants est de 48 ans, ces personnes ont aussi envie de se faire plaisir. On n’est pas là pour les punir. Alors, à la veille de la grande étape, ils savent qu’ils auront du pain, du camembert et des fruits. A l’arrivée de l’étape de nuit, un verre de blanc moelleux et une soupe chaude. Tout ce qu’ils ne peuvent pas emmener avec eux et qui apporte de la convivialité et du confort alimentaire.

Lepape-info : Vous vous attendez à accueillir un public de fidèles ?
G.C. :
Oui, 72 heures après avoir annoncé ma décision, j’ai environ 100 personnes qui m’ont dit « je viens ». C’est très positif. La « famille » a répondu présent.
Je veux voir ce qui se passe. Et si vraiment il y a un engouement, cette fois-ci cela entrera en compte dans ma décision de continuer ou non.

Lepape-info : Au moment où vous rêviez de cette course, le concept était inédit. Aujourd’hui, les courses de ce type sont nombreuses. Comment expliquez-vous que la Trans Aq’ reste aussi emblématique ?
G.C. :
Il y a une ambiance très particulière. Je suis un peu spécial… entier… un peu pète-sec. Avec mon caractère un peu extrémiste, j’en ai fait fuir… mais j’en ai fidélisé aussi. Les gens savent que je suis dur, strict, mais ils savent qu’ils courent en tout sécurité. Je les connais tous par leur prénom, je suis avec eux la nuit dans la forêt. Dans mon staff il n’y a que des coureurs, qui ont au moins un marathon dans les jambes. Et le mot d’ordre que je leur fais passer c’est « tout pour les coureurs ». Une amitié s’est créée, c’est quelque chose que l’on voit rarement sur les autres courses.
On est aussi en pleine nature, c’est une course très sauvage, tout en restant toujours à moins d’une heure d’un hôpital. On peut très bien être au milieu de nulle part… et à cinq minutes d’Arcachon ou de Bordeaux Mérignac…
La Trans Aq’ est devenue une famille. Les participants ont compris que ce n’est pas une course commerciale. C’est une course à dimension humaine, grâce à mes choix et mes méthodes. Et elle le restera, car je ne ferai jamais de compromis. Quoi qu’il arrive dans le futur, il n’y aura notamment jamais plus de 200 participants.

Les inscriptions : L’édition 2013 de la Trans Aq’ sera limitée à 150 participants. Les inscriptions reçues ou postées avant le 1er juillet 2012 sont au prix de 600 euros. Puis 650 euros entre le 1er juillet le 1er septembre 2012. Puis 700 euros du 1er septembre 2012 au 1er janvier 2013. Enfin 750 euros entre les 1er janvier et 15 avril 2013.
Les anciens participants (y compris les non finishers) bénéficient d’une réduction de 40 euros pour une participation, 70 euros pour deux participations, 100 euros pour 3 participations, 130 euros pour 4 participations, 160 euros pour 5 participations, 190 euros pour 6 participations et 220 euros pour 7 participations.

D’autres informations pratiques sur la fiche de la Trans Aq’ dans notre calendrier des courses

3 réaction à cet article

  1. Un GRAND MERCI Gérard de nous faire à nouveau ce cadeau. Une semaine hors du temps synonyme de défit sportif mais surtout de solidarité, d’humanisme et d’amitié.

    Franck ***

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  2. Gérard à battit avec son équipe une course hors du commun, paysages, rencontres, solidarités, surprises, fou rire, une semaine inoubliable. On sort changé de cette course, un grand Merci à Gérard et son équipe de passionné.

    Alain*

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  3. LA TRANSAQ est vraiment une course hors du commun,par ses parcours, ses paysages,on est en totale communion avec la nature, cette semaine exceptionnelle permets aux participants de se retrouver avec eux memes et de relativiser sur leur sort……….. et tout ceci c’est grace à la solidarité des coureurs, à la gentillesse et la disponibilité des bénévoles, et bien sur à un organisateur de choc et de charme (oui GERARD tu lis bien): GERARD CAUPENE un seul mot: MERCI!

    on se voit le 25 mai 2013

    NATH

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