Ils préparent le marathon de New York 2014 avec leur patron

Certains mails attirent plus l’attention que d’autres. Exemple : celui envoyé cet été par Jean-Bernard Falco, président de Paris Inn Group, à une centaine de ses collaborateurs et partenaires. Motif : et si vous veniez courir le marathon de New York 2014 avec moi ? 70 personnes ont répondu oui.

Jean Bernard Falco Paris Inn Group

Ils ont rendez-vous un mardi soir à 18 heures dans l’un des 28 hôtels parisiens que gère le Paris Inn Group. Nous sommes début septembre 2013. C’est le premier d’une longue série d’entraînements en vue du marathon de New York 2014.

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Jean-Bernard Falco

« Je suis très touché que vous ayez accepté de relever ce défi. On va vivre une super belle aventure, ça va être génial jusqu’au 2 novembre 2014. Et vous passerez tous la ligne d’arrivée ». Jean-Bernard Falco, président du groupe, ne cache pas son enthousiasme. Le moteur de cette aventure, c’est lui. 70 de ses salariés et partenaires ont répondu « oui » lorsqu’il leur a proposé de s’entraîner et de venir courir le plus gros marathon du monde avec lui (tous frais payés) l’an prochain. Devant cette assemblée un peu particulière – en majorité tee-shirts de course sur le dos et chaussures de running aux pieds – il avoue qu’il est en train de réaliser son « rêve ». « Je me suis toujours dit : « Un jour j’aimerais pouvoir emmener des gens à New York avec moi » ». Sans avoir besoin de se forcer, il leur vante les mérites de cet événement « extraordinaire », « magique », qu’il court depuis 2002. 

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Une assemblée attentive aux conseils du coach, marathonien expérimenté.

Pour encadrer cette joyeuse troupe, Jean-Bernard Falco va revêtir l’un des trois costumes de coach. Trois « entraîneurs » pour trois groupes de niveaux : le premier pour un objectif chrono entre 3h30 et 4h, le deuxième pour ceux qui visent 4h à 4h30 et le troisième pour terminer avant tout, et si possible en 4h30. L’organisateur de cette folle épopée égraine alors un à un les noms des inscrits pour leur annoncer à quel groupe ils appartiennent. L’occasion pour certains de se découvrir un objectif plus ambitieux que prévu. Et pour d’autres d’avoir droit à une présentation personnalisée. « Lui, c’est un grand fumeur qui n’a jamais couru de sa vie ». Réponse amusée de l’intéressé : « J’ai arrêté de fumer fin juillet ! ». L’effet marathon semble déjà en marche.

Tous et toutes (23 femmes se sont inscrites) recevront chaque semaine leur programme d’entraînement hebdomadaire par mail. Et adresseront en retour, chaque lundi, un debrief de leurs séances et sensations. « On est là pour prendre du plaisir, martèle Jean-Bernard Falco. Mais cela demande évidemment de la rigueur, et d’être le plus assidu possible ». Cet amoureux de la course à pied promet qu’il n’insistera pas sur le coût financier de l’opération, mais qu’il attend une chose de son équipe : « Mettez-vous dans un esprit d’investissement et de construction de vous-même ».

Lorsque vient le moment de présenter le déroulé du programme des quatorze mois à venir, la surprise du chef fait mouche : « Je vous ai tous pré inscrits pour les 20 kilomètres de Paris. Ca n’a aucune importance si certains ne finissent pas. L’objectif, c’est que vous sentiez l’esprit d’une course ».

Première séance oblige, Jean-Bernard Falco prend le temps de donner quelques conseils aux novices (et il y en a !) pour choisir une bonne paire de chaussures. Rappelle ensuite à tous qu’ils doivent se munir d’une ceinture de fréquence cardiaque au plus tard pour la semaine suivante. Puis propose de voter à mains levées pour l’horaire de rendez-vous des prochains entraînements. Ce sera 18h45.

La séance de théorie, étant terminée, il est enfin temps de passer à la pratique. Au programme du jour : footing vers le Parc Monceau. Et une règle : « Quand quelqu’un s’arrête, tout le monde s’arrête ». L’esprit d’équipe, ça se travaille aussi en dehors du bureau. 

2 réaction à cet article

  1. comment j’aurais aimé que l’on nous le propose… et pourtant je suis dans une entreprise qui a un taux de sportifs important (organisation d’evts, etc…)

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  2. c’est triste il a pas d’amis ?

    courir c’est aussi une liberté

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