Ils ont couru la 6000 D, le 28 juillet 2012

Ils ont bouclé leur 6000D, ils nous racontent

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1087 coureurs ont franchi la ligne d’arrivée de la 6000 D 2012. Une édition tronquée en raison des conditions climatiques avec la suppression de l’ascension du glacier soit au final 54 km pour 2731 m de dénivelé positif.

Fabrice Bredin, 34 ans, ostéopathe et testeur sur lepape-info était dans la course, 6h13mn10s.

FABRICE BEDIN

« Ma première sensation a été une confirmation après ma première participation l’an dernier : ce n’est pas la même clientèle que sur les trails où j’ai plus l’habitude de m’aligner. Ici ce sont de vrais montagnards qui savent appréhender la montagne. Moi par exemple je ne suis pas encore assez efficace avec les bâtons. Ca se travaille. Sinon, j’étais venu afin de préparer la TDS. L’an dernier j’avais mis 9h04, cette année 6h13. Bien sûr il n’y a pas eu la montée au glacier mais je pense que j’aurais fait mieux. Nous avons eu la pluie au moment du départ puis dans la montée, en ce qui me concerne au ravito de Plagne Centre. J’ai vu le nuage arrivé et je me suis qu’est ce qu’on va prendre ! Je n’avais pas de gants et j’ai vraiment eu froid. J’avais heureusement un sac poubelle et des manchettes ! Mais j’ai été heureux de redescendre et j’ai parfaitement compris la décision de l’organisation. C’est vraiment une belle course et parfait soit pour un objectif soit pour préparer comme moi un évènement fin août comme l’UTMB ou la grande traversée des pyrénées. « 

6000 D 2012 - Marion PlansartMarion Plansart, 61 ans, directeur commercial, Maurecourt (78), 8h36mn02s

« C’est ma première 6000 D mais je cours depuis très très longtemps. Je suis aussi entraîneur pour le club de PLM de Conflan. J’ai fait de la course sur route pendant des années et je me suis mis au trail il y a 15 ans. Avec l’âge, on devient meilleur sur du long ! Je mixte route et trail toute l’année. Je voulais faire la 6000 D car c’est une course que l’on doit faire au moins une fois dans l’année. C’est vraiment sympa dure mais sympa. J’ai une tactique précise, je marche dès que ca monte et je relance dès que possible. Mais c’est une course qu’il faut faire avec de l’expérience. Nous avons deux concurrentes qui ont seulement deux ans de course à pied et elles ne sont pas arrivées…encore.  Je connais aussi très bien la station donc je connaissais bien le parcours, c’est un plus. Lorsqu’il s’est mis à pleuvoir, heureusement que je m’étais équipée car j’ai quand même eu froid. Dans les descentes, il a aussi fallu faire très attention car ça glissait. Je suis parti en me disant:  allez moins de 10 h mais sans me mettre la pression. Je pense que je suis dans l’objectif et je n’ai pas regretté de ne pas monter au volcan ! On verra peut être pour une autre fois. Maintenant place aux vacances. J’y ai pensé car je ne voulais pas me blesser car je pars en Indonésie ! »

6000 D La Plagne KOEHLER SYLVIESylvie Koehler, 46 ans, employée, Strasbourg (67), 9h09mn46 s

« Je suis une pure traileuse, je n’ai jamais fait de course sur route mais c’est ma première 6000D. Je suis plus une habituée de l’UTMB, de la Diagonale des fous, de la Grande Traversée des Pyrénées. J’y retourne d’ailleurs cette année mais sur  le 90 km seulement. J’ai beaucoup aimé cette 6000D mais il faudra la refaire sous le soleil afin de voir le glacier. J’ai été étonné par le type de tracé, je suis plus à l’aise sur les mono traces où il faut de la technique et savoir lire le terrain. J’ai eu un peu froid mais j’étais bien équipée et je dois avouer une petite déception lorsque j’ai appris que nous ne montions pas au glacier mais il est normal d’avoir détourné. Dans les descentes, certains passages demandaient une grande attention. Je dois aussi féliciter l’organisation et les bénévoles car il n’y a vraiment rien à dire, c’est parfait. C’est une course où on se demande par moment ce que l’on fait là et je crois que c’est ce que l’on vient chercher. »

Alain Ginier-Gillet, 55 ans, 8h43mn52s

Alain Ginier-Gillet 6000 D La Plagne« Je cours depuis…. Je sais plus. J’ai fait de la course sur route avec une heure de gloire à 3h04 sur marathon, je n’ai jamais réussi à passer sous la barre. Je suis un coureur mixte, j’alterne entre la route et le trail mais j’avoue que je préfère l’ambiance du trail. J’en suis à ma troisième participation sur la 6000 D. Une première terminée, une deuxième avec un abandon et une bonne conclusion cette année. J’avais le bonne équipement pour la pluie mais j’ai regretté de ne pas avoir pris du long, ca n’aurait pas été de trop. Les gants c’était parfait et nécessaire. J’ai bien géré ma course mais depuis cette année, je me suis enlevé toute pression. Je n’ai plus d’objectif et ca passe mieux, comme quoi ! Nous avons été avertis très tôt que nous ne monterions pas au glacier. Lorsque l’on m’a dit qu’on ne montait pas, j’ai dit » tant mieux » pour rire, la bénévole m’a dit » vous êtes le premier à me dire cela » ! La montée est technique et les conditions ne le permettaient pas. Il faut respecter la montagne et puis je suis suffisamment fatigué. Sur la ligne, on oublie qu’on est pas monté. On a franchi la ligne ! Je dois aussi dire qu’il y avait une super ambiance dans les villages. »

Les informations pratiques sont sur la fiche de la 6000D dans notre calendrier des courses

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