Des championnats à tout va….

En ce week-end du 28 au 30 juin 2013, pas moins de trois épreuves d'envergure sur kilomètre vertical. Tout le monde semble vouloir organiser son épreuve... de quoi s'y perdre un peu. Chronique de Christophe Boebion.

Kilian Jornet sur le Kilomètre vertical du marathon du Mont Blanc 2012. Il sera une nouvelle fois au départ ce vendredi 28 juin 2013.
Kilian Jornet sur le Kilomètre vertical du marathon du Mont Blanc 2012. Il sera une nouvelle fois au départ ce vendredi 28 juin 2013.

Le week end prochain et le même week end auront lieu :
le championnat national Kilomètre Vertical à St Larry Soulan sous l’égide de l’association Skyrunning France
les Championnats nationaux de kilomètre vertical à Saint Martin de Vésubie décernant le titre pour la Fédération française d’Athlétisme
– une manche de la World Serie de la même discipline avec le kilomètre vertical de Chamonix où seront présents les meilleurs représentant mondiaux de la discipline.

De quoi s’y perdre un peu !

Ce n’est pas la première fois que ce genre de dissonance se produit dans le calendrier bien chargé des épreuves en montagne entre Fédération Officielle ou simple association ; entre représentation française ou mondiale d’une discipline qui a, il faut bien le constater, du mal à se structurer et se mettre d’accord. Sans parler des organismes privés (marques, office du tourisme, stations…) qui viennent semer le trouble en organisant leur propre challenge avec des plateaux parfois plus relevés que ceux des championnats eux mêmes.

Au-delà du calendrier, c’est le problème de la légitimité et la reconnaissance de ces fédérations qui se pose. Toutes essaient de s’approprier, pour différentes raisons, une discipline au public de plus en plus nombreux quitte à perdre les coureurs qui au mieux s’en amusent. Mais la plupart commencent à voire cela d’un mauvais œil et même si l’élite essaie malgré tout de jouer le jeu, au gré de ses propres affinités ou convictions, ce n’est quand même pas simple de s’y retrouver.

Comme on le voit pour la mise en place des championnats du monde de trail confiés pour se faire à l’International Association of Ultrarunners (IAU). Mais si la Fédération Française d’Athlétisme (normalement affiliée à l’IAAF) joue le jeu pleinement depuis quelques années (sélection officielle, stages, équipe complète de haut niveau..,), de nombreux pays font la moue ou la sourde oreille et n’enverront pas de coureur ou une sélection restreinte.

Alors même si les titres ne sont pas galvaudés et sont souvent brigués par des athlètes de haut niveau, la situation prête à sourire quand on se retrouve avec trois champions du monde au départ d’une course ou que deux coureurs se revendiquent champions de France de la même discipline. Déjà qu’il n’est pas facile pour les coureurs de faire un choix au sein de la même fédération entre des disciplines parfois proches (championnat d’Europe de course de montagne et Mondiaux de trail le même jour, cf le portrait de Julien Rancon ), espérons que ces guerres de clochers ne vont pas finir par complètement perdre les coureurs au propre comme au figuré.

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