Au cœur du Natureman 2016 (Les Salles-sur-Verdon, 83), le 2 octobre 2016

Florent Baglina s'est élancé à l'assaut du Natureman 2016, un triathlon half distance. Il vous emmène avec lui au cœur de sa course, entre les eaux claires du lac de Sainte Croix et ses petits pépins physiques qui ne l'ont pas empêché de boucler cette épreuve !

2016-10-01-depart-hommes1

Le week-end des 1er et 2 octobre 2016, se déroulait l’édition 2016 du Natureman à laquelle j’ai participé. Ce n’était pas prévu dans mon agenda mais cette course était déjà dans ma liste des courses « sympa » à faire alors je me suis laissé entraîner quand on me l’a proposé. Au programme 2 km de natation dans l’eau bleue claire du lac de Sainte Croix, une balade à vélo de 92 km autour de ce même lac et pour finir un 20 km de course à pied le long du lac avant de rejoindre le ravito final et boire la bière de l’amitié avec ses collègues de souffrance. Sur le papier donc un Half un peu difficile avec 1 400 mètres de dénivelé positif à vélo et un parcours à pied sur chemin.

On arrive la veille avec mes camarades de compétition, on se retrouve à la remise des dossards où tout est très bien organisé. Passage par le village, on récupère les cadeaux et on file chacun dans notre gîte du coin pour se détendre et laisser doucement monter la pression. Les affaires sont prêtes, les vélos montés, notre groupe de potes se retrouve pour le dîner. Table d’hôte du coin et ses fameuses pâtes aux truffes, un bon moment entre copains mais le stress de la course monte !

J’arrive bien préparé, je suis bien en natation, bien en course à pied et en vélo. Même si je n’ai repris qu’un mois plus tôt suite à une blessure je suis assez confiant. Je passe une nuit d’enfer durant laquelle je ne ferme quasiment pas l’œil… Le réveil n’est donc pas très dur, au moins c’est l’avantage. Café, gâteau sport, une tartine et on rejoint le départ et le parc à vélos. Le stress monte même si il n’y a pas d’enjeux. Dernières « vérifs » du matos tout est prêt : les chaussures, le casque, le dossard tout est bon. J’enfile ma combi et me dirige vers le départ. Je m’échauffe à blanc, pas vraiment envie de me mettre à l’eau même si les cailloux qui forment « la plage » me tuent les pieds. Il caille, 9 degrés ce matin j’irai dans l’eau quand il faudra.

Le départ est donné, je n’aime pas particulièrement la baston alors je laisse partir et je me mets dans les pieds. Premier problème, on a tous la même stratégie donc la natation tourne quoi qu’il arrive en distribution et esquive de tartes en tout genre. Impossible de dépasser, la masse se dirige tranquillement vers la première bouée, puis c’est la sortie à l’australienne qu’on vise où tout le monde s’agglutine a nouveau, puis une fois de plus le bassin à carpes jusqu’à la sortie où je crampe pour la première fois en compet.

Pas grave, je ne suis pas là pour faire un temps mais j’ai envie de faire une course pleine du début à la fin. J’enfile mon maillot de vélo tant bien que mal (quelle idée d’avoir un maillot qui ne s’ouvre pas jusqu’en bas pour l’enfiler à la sortie de l’eau…), chaussettes, chaussures, casque, dossard, et c’est parti pour la sortie du parc. Sauf que la sortie du parc n’est pas du tout là où je pensais, donc je cours quelques temps sur mes cales avant de démarrer le vélo.
Enfin sur le vélo. J’essaye de me calmer tant bien que mal, entre mon temps pourri de la natation, la crampe, le maillot qui ne se met pas bien et la sortie qui n’est pas là où je le pensais, je suis sur les nerfs. Le parcours vélo est beau mais pas que. On alterne les points de vue sur le lac magnifique avec des longues lignes droites interminables. La côte de l’enfer porte bien son nom et même si ça passe, comme dirait un de mes camarades du dîner de la veille, ça laisse des traces et je rêve d’un 50×34 pour noël.

Fin du vélo, je ne comprends toujours pas tous ces gens qui draftent en compétition, en plus je suis un peu sec et mon ventre commence à faire des siennes. Je ralenti donc un peu pour essayer de récupérer pour la course à pied…raté. Je commence à courir avec un mal de ventre qui ne fera qu’augmenter au fil des chocs de mes pieds sur le sol. Alors je pense à autre chose, je profite du paysage et me dis qu’il va quand même falloir aller jusqu’au bout. Je marche beaucoup et profite des bords du lac, essaye de faire abstraction des 400 concurrents qui me dépassent et de l’averse qu’on se prend sur la tête, discute avec les bénévoles aux ravitos (très bonne idée l’eau gazeuse et le jus de pommes !!) et finalement j’arrive au bout, mal en point, même très mal en point mais au bout.

Il est temps de manger un peu, de redescendre dans le parc a vélo ranger mes affaires et m’extraire du monde. Une heure et demi de voiture plus tard et 5 minutes d’avance sur le train à l’entrée en gare pour rentrer à Paris, finalement on est large…
Le train me permet de faire un peu le point, deuxième Half quasi interrompu pour problème intestinaux, j’ai trouvé mon axe de travail pour l’année prochaine. En attendant j’ai pu valider que les Noosa Tri passent sur une course sur graviers et cailloux même mouillée.

Le Natureman, j’y ai laissé des plumes mais je reviendrai avec plaisir pour faire cette course. Bonne organisation, même si un petit briefing sur les entrées et sorties du parc serait le bienvenu, le cadre sympa et le jus de pommes !

Découvrez également le retour en images sur cette édition 2016 afin d’illustrer le récit de Florent :

Réagissez