Qatar, Australie, Oman… le cyclisme pro sous de nouvelles lattitudes

La saison cycliste débute au plus tôt désormais. Et sous de nouvelles latitudes. Ce lundi démarrera le tour du Qatar. Emmanuel Barth, spécialiste vélo sur BeIn Sports, diffuseur de la course, fait le point sur ces nouvelles compétitions.

Peloton cyclisme vélo

Tour Down Under en Australie, Tropicale Amissa Bongo au Gabon (voir notre entretien avec Anthony Charteau), Tour du Qatar, Tour d’Oman, les nouvelles épreuves exotiques deviennent des passages obligés d’un calendrier cycliste de plus en plus étiré. Du coup, pour Emmanuel Barth, consultant BeIn Sports, ces tours de roues sous le soleil sont bonnes pour la santé des coureurs. « Les conditions climatiques sont idéales. Il fait bon mais pas trop chaud comme en été. Cela permet aux coureurs d’effectuer des efforts dans des conditions générants moins de fatigue. C’est excellent comme préparation aux épreuves suivantes, sans que le corps ne subisse trop d’agressions. »

Certaines de ces courses, le Tour du Qatar notamment, sont parfaites pour préparer la saison des classiques qui arrivera très vite au printemps. L’équipe belge spécialiste Quick Step s’est longtemps aligné au Qatar, et Tom Boonen y a souvent brillé. «C’est un parcours plat mais avec énormément de vent, c’est la principale difficulté de l’épreuve. Les équipes peuvent alors y peaufiner leurs automatismes mais aussi leur stratégie collective, en montant des bordures. Quick Step venait souvent avec une composition d’équipe qui ressemblait à 80 % à l’équipe alignée au Tour des Flandres.»

Et puis, autre intérêt pour les coureurs et leurs employeurs : marquer des points au classement World Tour sur les épreuves qui compte pour le circuit. C’est le cas du Tour Down Under australien de janvier qui ouvre la saison. «C’est en plus dans un pays qui pour le coup a une vraie culture cycliste et a donné de grands champions au cyclisme.» Là-bas, nos pros européens peuvent se mesurer aux coureurs locaux qui, étant en pleine saison, leur tiennent la dragée haute. Et pour les plus célèbres Aussies expatriés tels Richie Porte ou Simon Gerrans, c’est une des rares occasions de briller devant leur public. «C’est intéressant aussi pour certains sponsors d’évoluer sur leur terre, comme Orica Greeange pour qui le tour Down Under est un grand objectif. C’est sûr que pour Cofidis ou FDJ cet enjeu-là est moindre.»

La mondialisation du cyclisme  a cet intérêt : on développe le sport sur d’autres terres, cela valorise l’image du vélo. Même si, cela prendra du temps pour éduquer et fédérer un public. Et qu’il convient aussi de prendre garde à ce que cette conquête de nouveaux mondes ne se fasse pas dans n’importe quelles conditions. «J’ai eu l’occasion de suivre le tour de Pékin reprend le consultant. C’était un peu n’importe quoi. On avait un public vraiment pas habitué et dangereux, une atmosphère urbaine très polluée, on était vraiment à la limite.»

Autre péril à cette exportation, que les courses européennes traditionnelles souffrent. Emmanuel Barth ne s’en inquiète pas trop. «Avec les effectifs gigantesques des équipes pros, les grands teams peuvent aligner des coureurs sur des compétitions simultanées. Certains cyclistes préfèrent toujours se préparer dans des conditions plus difficiles comme le Grand Prix de la Marseillaise ou l’Etoile de Bessèges qui existent toujours et restent de belles courses. On a même vu se lancer cette année une nouvelle épreuve avec La Méditerranéenne.»

Reste à expliquer au téléspectateur l’intérêt de ces nouvelles courses. « D’abord « , reprend notre homme  » elles ne sont pas toutes similaires. Le tour d’Oman est plus dur, plus escarpé, il y a des montées fortes et cela attire plutôt les coureurs de tour. Quand au Tour du Qatar, le vent peut rendre la course folle et totalement imprévisible. On a déjà vu le peloton exploser au bout de 5 kilomètres ou les coureurs arriver avec 30 minutes d’avance sur le meilleur horaire. »

Rendez-vous donc dès ce lundi pour une épreuve qui compte de plus en plus sur le calendrier cycliste.

  • ETAPE 1 : Lundi 8/02 à 11h25 sur beIN SPORTS 2
  • ETAPE 2 : Mardi 9/02 à 09h50 sur beIN SPORTS 2
  • ETAPE 3 : Mercredi 10/02 à 11h15 sur beIN SPORTS 2
  • ETAPE 4 : Jeudi 11/02 à 11h40 sur beIN SPORTS 2
  • ETAPE 5 : Vendredi 12/02 à 11h15 sur beIN SPORTS 2

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